Washed Out ranime la Chillwave

Par M. L. B

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« Quelle sera la nouvelle formule d’art ? Il faudra retourner aux sources mêmes, à la simplicité, pour trouver quelque chose de véritablement neuf ».

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La conception de Paul Dukas, loin de se cantonner au fief de la théorie musicale classique, redore le blason d’un genre musical en voie de disparition, à l‘ère moderne de la Pop. Taxée de sempiternel manège nostalgique et creux par ses détracteurs, la Chillwave se relève de son agonie, sauvée par une saignée salvatrice. Et son chirurgien de talent n’est autre qu’un des pères fondateurs du genre: Ernest Greene, alias Washed Out.

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Instants crépusculaires et amours estivales (Amor Fati), jeunesse ardente et fraîcheur rêveuse (Echoes)  s’entrelacent au travers des neuf titres océaniques de Within and Without. Le superflu est ôté, laissant place à l’épure azurée d’une production léchée, à mille lieux de la lo-fi des précédents efforts. On y prône l’essentiel. Voix trempée de reverb’ ténue et synthés d’une nudité touchante, mus par des rythmes tout en délicatesse et subtilité. Témoignage de sincérité, ce premier album enseigne -et n’en déplaise aux aficionados de la branlo-complexité- que le simple ne ment pas.

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Washed Out / Within and Without / Sub Pop/ 2011