Impudent par générosité, grisant par immédiateté, le rock électro de Nameless est un appel impérieux au débordement.

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Par Marc Louis Bonomelli

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Elle est aussi élémentaire qu’une invitation à danser, au milieu d’une fange humaine blasée, pendant le décours d’une soirée. Elle est aussi prompte et revigorante qu’une gifle à la langueur hivernale, à l’apathie chronique des dimanches en charentaises.

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Elle, c’est Angelina. Elle ouvre Nameless, bal à quatre pistes mené par une bande éponyme de dandys, nourris aux décibels conjugués d’Oncle Sam et de Perfide Albion.

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Du premier, les Français ont surtout retenu, pour le présent EP, le post-punk façon The Strokes réintroduit dans le paysage musical à l’orée de la décennie passée ; de la seconde, ils empruntent l’excentricité et le flegme de toute une épopée - de l’indispensable Bowie aux contemporains Klaxons -, la suffisance en moins.

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A grands renforts de claviers incendiaires et de chœurs exaltés, de six-cordes flamboyantes et de rythmes fougueux, le barnum de Nameless cravache lassitudes, tourments et tracas pour faire la part belle à une frénésie dansante, partagée entre hystérie heureuse et joie maladive… Quelque chose sans nom.

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