Par Sal Moriarty

Mescaline et Tutti Fruti.

Deux ans après la sortie de Who Killed Sgt. Pepper? , The Brian Jonestown Massacre marque un retour à un rock psychédélique avec l’album Aufheben. Enfermé dans son nouveau studio Berlinois, Anton Newcombe a su s’entourer, cela marque peut être une remise en question de son ego surdimensionné qui a causé tant de problèmes au groupe (Le groupe a vu passé plus de soixante musiciens depuis le début de sa formation).

http://www.youtube.com/watch?v=jPKcwMvpS_8&feature=related

L’album marque donc le retour de Matt Hollywood, et l'arrivé de l’ex-membre de Spaceman 3 et Spirtualized, Will Caruthers. On note aussi la présence de la finlandaise Eliza Karmasalo et de Constantine Karlis de Dimmer.

Le groupe connu tout d’abord pour les excès de son leader dans le documentaire musical DIG!, est la plupart du temps, qualifié soit comme d'éternels loosers, et paradoxalement aussi comme des pionners du rock. Le groupe a été très prolifique, cela est indiscutable, 11 albums en 11 ans. Néanmoins la qualité des albums a souvent été inégale, le groupe sait produire de bons morceaux comme if i love you, mais ce genre de perle est noyé dans la quantité d’albums produits.

Aufheben propose une galaxie multicolore du psychédélisme des années soixante : sitars, voix réverbérées, flutes, bruits d’oiseaux, aboiements de chiens et expérimentations sonores en tous genres. Le premier morceau de l’album donne le ton: Panic in Babylon, un morceau instrumental hypnotique, véritable invitation à entrer en transe. On retrouve sur l’album: une chanson/mantra avec Viholliseni Maalla, des paroles susurrées en Français dans Illuminoti et Seven Kinds of wonderful. FaceDown to the world tombe dans le pur cliché, un long morceau à la flute traversière accompagnée de sonorité orientale. L’album se finit par un hommage aux eighties avec Blue Order/New Monday.

Aufhben marque un retour à la folk psychédélique ce qui plaira surement aux inconditionnels du genre.. A consommer avec ou sans mescaline.