Par Sal Moriarty

Comédie satirique réalisée par le roi du stand-up à l’humour politiquement incorrect Bobcat Goldwhaite, God Bless America malmène une amérique régressive. Le film repose sur un duo très efficace joué par Joel Murray (le frère de Bill) et la prometteuse Tara Lynne Barr.

Frank, quadra seul et fatigué, apprend dans la même semaine qu'il est licencié et qu'il a une tumeur au cerveau. Plutôt que de se donner la mort, il opte pour un road trip meurtrier contre la stupidité humaine.

Frank subit quotidiennement les cris de ses voisins décérébrés, la stupidité de ses collègues de travail obsédés par les dernières nouvelles des magazines People, celle de sa propre fille devenue capricieuse qui hurle sur sa mère quand elle reçoit un Black Berry plutôt qu'un IPhone...

Désemparé, n'ayant plus rien à perdre, Franck va utiliser le deuxième amendement américain à profit.

Sa première cible ? Une adolescente exécrable dont la vie sans intérêt est célébrée dans une émission de téléréalité. C’est lors de ce premier meurtre qu’il rencontre Roxy, une jeune fille aussi révoltée que lui. Elle le convaint de continuer en arguant que son action est d’utilité publique.

Tous les deux vont se lancer dans un improbable voyage sanguinaire contre la connerie.

Ils définissent ensemble une liste de personnes bêtes à abattre. Une LONGUE liste : les conservateurs du Tea Party, les homophobes, les racistes, les antisémites, les politiciens qui répandent la peur dans les esprits, les fans et jurés de téléréalité, les mormons, les ados capricieux, …

Véritable défouloir, God bless America est une comédie jouissive où le corrosif et l’ironie règnent en maître.

Qui n’a jamais rêvé de shooter les gros beaufs qui hurlent dans leur téléphone du fond de la salle du cinéma ?

On est d’accord.