Par Cora Li

C'était une journée "Something in the air". C'est la journée où l'on m'a fait découvrir Jacco Gardner, comme avant, sans Deezer ni Spotify. Un camarade de travail croisé dans l'escalator géant de Place d'Italie, casque aux oreilles. Et là… Y a-t-il plus charmant que de se faire inviter par un presqu’inconnu au concert d'un parfait inconnu, un matin pluvieux après avoir pris deux métros bondés sans avoir eu le temps d'avaler un café? Non. "Envoie, je te dirai si je viens". Quelques minutes plus tard, on reçoit Clear the Air sur le mail. Et là boum ! Jacco Gardner, c'est la rêverie amoureuse, le fantasme d'une vie planante, un petit voyage dans l'espace-temps, l'amour sauvage à la belle étoile (mais sous une couverture en pilou quand même).

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S'en suit un ping-pong entre YouTube et le doc pro.

L'album de Jacco s'appelle Cabinet of Curiosities et c'est bien de cela qu'il s'agit : il y a de tout là-dedans.

Clear the Air : on a envie de dodeliner de la tête. Dodeliner à gauche, à droite, faire la la la, prendre la clé des champs. A qui comparer Jacco…? Dieu les Inrocks a dit Syd Barrett, moi j'ai envie de dire que Jacco fait le même effet que quand on rêvait de rouler des pelles sur du Belle & Sebastian et de prendre la route sur du Jefferson Airplane, guitare en bandoulière. Puis il y a du Beatles période psychédélique bien sûr. Du Elliot Smith mais plein d'espoir. The Riddle et The Ballad of Little Jane : on fume un pétard avec Jim Morrison. Puppets Dangling : on a mis son headband et on fait des wouh et des ahh en dessinant des symboles de paix. Where will you go : on veut rendre son tablier, louer un mini-van de suite et vivre la grande vie.

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On répond donc "oui je viens". Tout est comme prévu : joli et romantique. Jacco, qu'est-ce que t'as d'autre dans ton grand chapeau… ?