Par Mademoiselle Rose

Alors que nous nous insurgions la semaine dernière contre les retouches outrageuses apportées au cuissot de Beyoncé dans la nouvelle campagne publicitaire d’H&M, nous avons voulu en avoir le coeur net (Pour PAS, la vérité a son importance) et aller constater par nous-même l’inexistence du « tight gap » - objet de la polémique.

beyonce arena

Nous nous sommes donc rendu un soir de Pentecôte à l’Arena, nouvelle cathédrale du divertissement montpelliéraine, pour acclamer notre déesse préférée. Récit.

11h46

Coup de fil à l’Arena, le ventre noué, et pour cause : la belle a annulé l’une de ses dates belges quelques jours auparavant pour cause « d’épuisement et de déshydratation » aigus. Soulagement de la rédaction : l'Américaine est hydratée.

16h03

Devant l’Arena, de nombreux forcenés sont sur le pied de guerre depuis le matin. Deux heures d’attente sous le soleil qui nous permettent d’appréhender les différents profils du fan moyen :

  • le boulimique, qui a, pour l’attente, prévu de quoi repaître une dizaine de personnes, dont la moitié finira très probablement dans l’énorme poubelle située à l’entrée (les sandwichs, salades de pâtes et autres bananes étant interdits à l’intérieur).
  • l’hyperactif appliqué, qui ne tient pas en place et répète l’intégrale des chorégraphies dans un coin.
  • la cagole (n’oublions pas que nous sommes à Montpellier) qui, au vu des sandales compensées qu’elle arbore fièrement, ne va pas tarder à regretter ses bonnes vieilles converses.
  • le parent inquiet, fan dissimulé, qui profite de sa progéniture pour voir son idole.
17h53

Premier malaise dans la file d’attente : une jeune femme est évacuée à l’intérieur, sous la huée des envieux.

18H12

Les portes s’ouvrent enfin, provoquant une ruée du public digne des soldes de Boxing Day et la chute de trois barrières de sécurité.

On frise, à maintes reprises, l’incident diplomatique. Il fait très très chaud et les spectateurs sont très très tendus. Certains, épuisés par l'attente marathonienne, mangent leurs cheveux . Quelques noms d’oiseaux fusent mais Patrick Sébastien et ses sardines viennent rapidement apaiser les esprits. En guise d’amuse-bouche, les écrans situés de part et d’autre de la scène diffusent en boucle les différents spots publicitaires dans lesquels apparaissent la diva.

beyoncearena

21h00

Le rideau (monumental, sur lequel est projeté un gigantesque «B» entouré d’une couronne de feuillages) tombe. Le show commence. Queen B apparaît au fond de la scène, derrière un écran de fumée et entame son hymne à la gloire des femmes - femmes qu’elle a mises à l’honneur puisque la quasi totalité de sa troupe, danseuses, musiciennes et choristes inclues, est féminine. Elle est là, à quelques mètres, aussi belle et rebondie qu’à la télé. Le public crie, nos tympans explosent. Un panneau se lève dans la foule : « Beyoncé, for us you are the best. Our queen » .

Beyoncé est généreuse, vocalement et physiquement, et ne se ménage pas. Elle enchaîne choré sur choré, sous les projecteurs et les feux d’artifices, et entreprend même la traversée de la salle suspendue au bout d’un câble. De longues séquences vidéo projetées sur l’immense écran situé au dessus de la scène viennent combler les quelques temps de pause.

beyonce arena

23h00

C’est le bouquet final. Après un hommage à la regrettée Whitney Houston et un «I will always love you» poignant, Queen B fait ses adieux au public sur «Halo» et remercie chaleureusement la salle.

C’est fini. Nous quittons la salle des étoiles et de la sueur salée plein les yeux. Nous avons rajeuni de dix ans et réussi à répondre à l’épineuse question posée par l’une de nos lectrices la semaine dernière «Combien de fois Beyoncé peut-elle changer de tenue par concert ?». Et bien Martine, ne vous questionnez plus, nous en avons compté dix.