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Je sens sa sueur au taiseux de la chambre lumineuse

Il est là, affectueux, mais ailleurs

Mes questions que fume l'alcool, trouvent un chemin vers sa bouche.

Je ne sais pas s'il faut danser sur du jazz, sauter de l'avion, flamber la campagne

Peindre un escabot, fermer les sacs ou écrire une histoire.

Revenir aux idées de l'amour initial,

Oui mais l'ivresse de la débauche ?

Rendre ses clés à l'homme marié

Oui mais le jazz et la campagne ?

Dans les silences qu'il s'obstine à préserver

Crève la monotonie

Et l'odeur de nos ébats voilés

Fidélise mon ouïe.

Le taiseux de la chambre lumineuse pointe un angle mort

Remarque une strie sur ma cuisse

De mes empreintes affleure le mystère d'une vie

Mais le jeu du passé l'indiffère.

Je ne sais pas s'il faut un enfant, une marche forcée jusqu'à épuisement, un cours de guitare

Embarquer pour le Mekong ou lire un livre

Marchander l'attente ou me coucher tard.

Peut-être un bon baromètre

Dirait avec précision

Si les contours discrets de son blond

Esquissent un avenir.