Par Tatiana Kowalski

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Très cher Jean Paul,

Imaginez ma tête ce matin en découvrant que vous aviez invité notre chérubin de la téléréalité à défiler pour votre collection haute couture 2014. J'en ai presque fait tomber mon pain au lait à l'huile de palme dans mon café.

J'ai pris mon azerty pour vous adresser cette cyber missive, me doutant que les portes de votre bureau seraient sûrement fermées. De plus, j'ai pensé que votre boîte vocale devait être saturée d'invectives ou, d'éloges, pour les derniers gogos qui ont encore la patience de vous graisser la patte pour avoir des cadeaux JPG.

Ici bas, dans le commun des mortels, on se demande si, de la rue aux étoiles, vous ne préféreriez pas retourner sur le trottoir.

Serait-ce les relents d'hydrocarbures d'un bitume fraichement mouillé qui vous ont envoûté ? Est-ce le souvenir de feu Hawaï, le chihuahua qui mordillait l'oreille de votre ours en peluche, et dont vous ramassiez les cro-crottes dans le caniveau, qui vous a inspiré une lubie pareille ? Le désespoir vous gagne t-il au point de ne plus supporter la vie qu'en léopard ? Ou encore, serait-ce la galaxie people qui se crash parce qu'elle s'inocule cette nouvelle drogue venue de Grèce, la SISA, fabriquée à partir d'acide de batterie ?

Non vraiment, je suis déçue. Vous nous avez habitués à beaucoup mieux. Des bimbos, oui, pourquoi pas, mais des vraies avec de la classe, comme la pin up blanche cadavérique de 2007. Déjà qu'une des prostituées de l'équipe de France a réussi à nous berner avec sa lingerie et ses investisseurs asiatiques, il est désolant de voir ce phénomène de foire aux ballons de baudruches mammaires, voler la vedette à toutes ces mannequins anorexiques aux zygomatiques coupés.

Tant de questions sans réponses Jean-Paul… Crise oblige, je comprends qu'il faille se creuser le cervelet pour attirer la paupiette au défilé mais quand même… Sortez votre caboche de votre fessier pachidermique et arrêtez de lâcher des pets dans le sens du vent, il risquerait de tourner.

Affectueusement,