Stefanie Schneider expose jusqu'au 20 juillet ses Polaroïds périmés dans la galerie Hug à Paris. Le thème : une belle plante, perdue, qui traîne sa carcasse avec son mobil home, sur les bords des routes dans l'ouest américain. La Californie jaunie ne fait plus rêver. La photographe montre les songes brisés en mille morceaux d'une Amérique arrivée au bout de sa logique, du Nouveau Continent qui s'essouffle.

Stefanie Schneider bidouille au hasard avec ses pellicules bonnes à jeter, les substances chimiques font leur tambouille, et recréent cette atmosphère lumineuse mais fanée, cette ambiance joyeuse mais lourde. Elle fait rentrer dans le réel ce rocambolesque terne avec The Girl behind the white Picke Fence, un polamovie qu'elle a réalisé à partir de 4000 clichés Polaroïds. Le film met en scène une jeune femme en mal d'amour qui flash sur l'éboueur qu'elle épie, cachée dans son mobil home.

Crédits photographiques : Stefanie Schneider.

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