Sous une chaleur animale, la rédaction est montée dans le bus direction le MAC, pour découvrir les oeuvres de Philippe Droguet et Daniel Firman.

Ces expositions, prémices de la Biennale d'art contemporain qui commence en septembre, retournent nos perspectives et se jouent des textures qui trompent subtilement l'oeil.

Maintenant, les murs du musée vont être pulvérisés, comme à chaque nouvel événement, pour permettre aux artistes d'exaucer leurs idées les plus loufoques dans leur espace. La Biennale sous les thèmes de la transmission et de l'irrationnel, explorera le temps présent, volage et privé de durée, dans le but de recréer notre rapport visuel au monde, au soi.

Avant que le musée ne referme ses portes pour une hibernation estivale, nous avons ramené de notre visite photos et vidéos pour vous, satanés mystiques de la matière et éternels retardataires à l'oisiveté borderline.

Crédits photographiques et vidéos : droits réservés P.A.S. La Biennale d'Art Contemporain 2013 : le site MAC de Lyon : le site Daniel Firman : le site

DSC_0070

Philippe Droguet travaille l'organique dans son paradoxe avec l'objet, entre attraction et répulsion. L'artiste pique notre bon-sens en décomposant la perception d'une forme qui nous est toujours familière, cela en détournant ses aspects par la matière.

DSC_0074DSC_0079DSC_0088DSC_0098DSC_0114DSC_0118

Le temps est intérieur comme nous le raconte si bien Boris Vian dans son livre l'Herbe Rouge. Daniel Firman dessine la métaphysique du temps en suspens, d'une manière subtile en titillant l'immobilité du mouvement.

DSC_0131DSC_0144DSC_0148DSC_0151DSC_0153

L'oeuvre Drone Project est composée de guitares électriques en rotation autour d'un disque. Elles produisent une note longue et répétitive, proche de la drone music. L'oeuvre rend tangible la durée, matérialisant à la fois le temps et l'espace.

Luxman c'est une platine disque qui tourne sur elle-même. Elle ne restitue que le son de son propre déplacement.