Martin Widlund explore un entre-deux monde qui recèle de merveilles inespérées, et qui resteront à tout jamais cachées.

Les spectres industriels, hospitaliers et religieux sont fondus dans l'inconscient collectif. Parce qu'ils ne savent rien inspirer de "bon". Pourtant, à les écouter de plus près, on peut les entendre hurler dans leur barbe contre l'instabilité, l'infernale tendance, l'idéal épuisé. Les murs en lambeaux courent après la vie.

Mais c'est le blocage. Le préconscient filtre le sentiment de mort. Ces bâtiments-fantômes nous rappellent trop Thanatos, l'ennemi suprême, dont l'irrésistible gêne.

Il ne s'agit plus que leur décomposition. Un phénomène accéléré par les assauts d'une nature qui, elle-aussi, happe ces bâtisses avec un dédain fascinant. Cependant, quelques onces de vie s'échappent encore de ces carcasses. Elles s'arrachent le reste de leurs entrailles, offrent aux rares contemplateurs de vide une beauté inversée.

Les ruines sont secrètement caressées par la lumière, comme si cela était voulu. Les rayons se faufilent, font revivre la mémoire des murs qui supportent péniblement les stigmates du trop vécu. La lumière souligne le sordide des cadavres, de ses faisceaux elle vernit leurs blessures pour faire remonter en surface une vie bien exaltante.

Crédits photographiques : Martin Widlund

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