Par Sophie et Paola

People Are Strange était à l'inauguration de la nouvelle édition de la Biennale d'art contemporain. Mais on les connaît nos acolytes alcoolos du PAF. Nous étions dubitatives quant à leurs doutes, nous voulions vérifier par nous-mêmes la morosité de l'art contemporain. Et aussi faire de l'audimat en écrivant "foufoune".

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Ce que People Are Strange n'avait pas dit sans détour, c'est que les artistes exposés à la Sucrière font preuve de virtuosité marketing :

Comment interpeller visuellement le public ? Avec du cul, bien sûr.

Déambulant dans les espaces de cette ancienne usine désormais dédiée à l'art, on croise successivement des phallus en tous genres, des visages de dictateurs déchus, des tétons et pubis grand format, des fesses exhibant fièrement leur feutre planté dans l'anus, le tout édulcoré à grands coups de paillettes, petits poneys et personnages de cartoons.

Les personnalités ne sont pas en reste car Yoko Ono s'y fait découper le chandail à coups de ciseaux, tandis que Ryan Gosling en perd ses sourcils, avant de se retrouver le visage placardé sur un pénis en plastique.

La boucle est bouclée.

Problème : à une époque où les stars Disney empruntent plus à l'imagerie porno qu'aux dessins animés, autant dire que ça ne choque plus grand monde.

Pour toute visite à la Sucrière, recevez en goodies les badges foufoune ou nichon, au choix.

Free hugs :

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Le cadavre du héros de I-robot, ici en lévitation :

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  Sans ses sourcils, Ryan fait moins son Gosling :

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Les ordures du Père Noël :

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Ca décabane au fond du jardin :

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Allégorie du prof d’art plastique :

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On a retrouvé les fioles de LSD d’Albert Hofmann :

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