Salinger au café, rue Beaurepaire : Les fleurs s’entassent, Aux portes fringantes, Et aux folies fugaces.   Les yeux pliés d’une italienne Soulèvent une tasse, Les rencontres des parcs Profitent des terrasses.   Ah le joli mois de mai, Sorti de sa coquille brune, Comme un étudiant pressé,   Le joli mois de mai Se frayant des communes, Sous le pont des jupes en tulle.   Salinger en mai, Café Pierre : Les amis indulgents Du canal Saint Martin Taisent les maux d’argent,   Miettes de sacristains Dans le cœur badin Que le pas distrait, Du joli mois de mai.   Salinger à la bonne saison : Paris, Mississipi River, Le fond de l’ordinaire Comme le baiser volé Se joue des repères.   Par Manille