J’ai commencé par écouter Patrick Sébastien qui te souhaite un joyeux anniversaire. Je me suis égarée trop longtemps sur des vidéos live aux chorégraphies élaborées de cet artiste hors pair.

J’ai faibli un long moment.

J’ai compris que ce ne serait pas une bonne source d’inspiration pour honorer tes quatre ans.

Je me suis même dit que, pour toi, j’apprendrais cet air en polonais.

Censure oblige, je ne peux pas non plus débarouler là, en public, avec un magnum de champagne et hurler à l’horreur qu’il est l’heure de fêter ça.

Alors j’en suis revenu aux mots.

Parce que c’est bien ce qu’il y a de plus fort entre toi et moi. C’est pour ça que je t’ai aimé, et pour ça que j’ai osé t’écrire.

T’as traîné des semaines dans mon sac, sur ma table de nuit, sur mon lit. J’ai tapé ton nom 457 fois dans Google, tu t’es discrètement, mais sûrement, glissé dans mes vignettes des sites les plus visités.

C’est ça la passion d’aujourd’hui.

Je ne pensais pas qu’on se croiserait un jour même si on ne vit pas bien loin toi et moi. Mais en tournant les pages et en lisant les mots et les images de ceux qui te font, je n’ai pas regretté d’avoir assouvit ma curiosité en poussant la porte de ta jolie maison.

Je peux pas te regarder avec mes yeux émus qui te verraient là, encore à ta naissance, tout petit, parce que t’étais déjà bien grand quand je suis arrivée, et que même si tu n’avais pas besoin de moi, c’est avec une grande générosité que tu m’as invitée à t’installer un peu au fil de tes pages.

Tu me fais rire tout autant que tu me touches. Et si tu avais des joues bien charnues je te ferais un beau bécot avec ma bouche.

T’es une bien belle histoire qui en a plein à raconter.

En tout cas mon grand, t’es pas raté, et je te souhaite juste de pouvoir continuer à évoluer.

Toi le binoclard à l’unique lentille,  peu de monde doit regretter de t’avoir rencontré.

Je suis pas chiche de porter un toast et je sais mieux l’écrire que le dire, alors je glisse tous ces mots à ton oreille attentive qui saura retenir ceux qui sont justes.

« wszystkiego najlepszego z okazji urodzin. »

Non, je me suis pas endormie sur mon clavier, c’est le polonais dont je te parlais. Ca ressemble à un mauvais tirage au Scrabble. Je sais.

Tout ça pour te dire qu’on a tous beaucoup de chance de pouvoir te voir encore grandir.

Joyeux Anniversaire People Are Strange.