Oh bien sûr ça ne changera pas nos vies. Comme quatre millions de belles gueules dans nos rues. N’empêche. La nouvelle est passée dimanche comme une bondieuserie dans un évangile. A l’heure où nous sommes tous Charlie, envie d’écrire un rien d’Anita. Anita Ekberg. Miss. Actrice. Symbole. Je ne sais rien d’elle qu’un seul film. La Dolce Vita. Et rien que pour cette émotion là, envie de redire Anita. Sous l’œil de Fellini, elle devient la plus américaine des suédoises, L’insouciance et la légèreté. La désirée. Comme magnétique aux surfaces des gravités. J’aime Anita peut-être et surtout parce qu’elle n’y est pour rien. Il est des femmes comme des sculptures, dont la beauté seule semble vouloir parler. Si le charme parfois est surannée, la beauté, la beauté essentielle est intemporelle. Loin avant Photoshop, son visage a la douceur troublante de l’élégance Regardez là, ne me dîtes pas que vous ne voyez pas cette splendeur là. 10-anita-ekberg Et comme je ne la connais pas, envie de croire qu’Anita, comme moi, met du parfum au creux de son poignet gauche quand elle écrit. Mais ne le répétez pas, ce n’est pas moi qui vous l’ai dit. Sur Wikipedia je lis qu’elle a fini sa vie seule et dans le besoin, en Italie. En 2015. Ne lisez pas Wikipedia mais foncez (re)voir la Dolce Vita.