A quand la main tendue, caresseuse d'excès, Tourneuse de contines ? A quand les mères attendries, Couseuse de paletôts, frictionneuses de dos ? A quand la main de l'ami qui revient "Je te tiens, tu n'iras plus loin, je-te-tiens" ? A quand la fin des pleurs, des centimes de sueurs ? Le repos des glorieux déserteurs de clameur ? Dans la douce soierie des lits d'antan Nous serions cinq amis, riant Repus dandinolants rompus au calme du soir Migreurs d'espoir Infatigables sabots au bord des cheminées Cinq têtes de lamas amusées, Fils de parents dissidents, Apprentis sorciers Il faut être cinq pour ne pas trembler. Divertissons les fantômes de l'angoisse ! A quand le repos des jours sans casse ? Guignols sans fardeau, soiffards sans hameau Une larme de cire pour chaque sourire Il faut être cinq pour ne pas sombrer Dans la marmite des saints ou la gueule des sots A quand la main tendue, caresseuse d'excès, Que ses chaînes se brisent sur nos joues griffées ?