On ne change pas, on met juste les costumes d’autres sur soi. Depuis Dolan j’aime Dion. A croire qu’il a décidé de nous faire plus de mal que de bien. Ou peut-être est-ce un mal pour un bien ? C’est cette danse enivrante. Dans une cuisine québécoise. Dans des fringues à la limite du kitsch.

Ça me gêne presque un peu d’être aussi heureuse en sortant. C’est du vrai mélodrame. L’Amour fort qui ne sauve pas. Jamais. Le plein d’espoir, le plein de vérité.

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On se surprend à croire que ça va peut-être finir comme on veut. Comme Die le voudrait. Comme ils le voudraient tous, putain.

On les aime. On se prendrait au jeu des ces conneries-là. On raffole presque d’hyperactivité, de violence, de mort, le tout goinfré d’un amour unique et d’une impuissance qui siffle beaucoup trop fort.

L’écho d’un amour destructeur, d’un abandon nécessaire et d’une déchirure insoutenable.

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Ça dégouline d’esthétisme et du détail soigné. On respire avec eux lorsque le cadre s’ouvre sur un espoir puissant.

De la liste des choses qui nous enlèvent un peu de plaisir, jusqu’au « je ne veux pas gâcher ma vie en t’aimant mal en commençant » par « dix ans de silence, dix secondes de bruit, je reconnais l'absurdité de la vie », le tout couronné par la rencontre d’un fermier ultra chaud qui en rendrait plus d’un maso…

Dolan, t’es définitivement captivant.

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Des histoires sordides, lointaines de nos petites vies supportables, à la limite du bizarre quand tu ne dépasses pas celles de l’extrême.

Force est de constater que ta jeunesse n’est pas insuffisante à l’expérience, et que 25 printemps suffisent parfois à pouvoir en dire beaucoup sur la vie.

Merci de parler pour cette jeunesse qu’on croit immature et inexpérimentée dans un monde où tout est à porté de main, où le filtre des émotions humaines se résume à presque rien. Ce monde où le souci du manque de temps, force les enfants à grandir plus vite qu’avant.

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Tu me fais vriller Xavier. Depuis toi j’ai une passion innommable pour l’accent québécois et sa musicalité. Celui que je ne prenais pas au sérieux, qui me donnait du fil à tordre et à retordre pour le comprendre.

Je veux vieillir comme Anne Dorval, visiter le pays des caribous et entendre Dalida chanter Bang Bang quand j’enfile la plus belle de mes robes.