Par Helmut Kohl

Pour certains, c’est un supplice, pour d’autres un délice.

Paris en août, comment te dire ? C’est un terrain vague, peuplé d’âmes errantes, de pauvres, de touristes, et aussi de gens comme toi et moi. Une terre désolée, où l’on ne sait pas ce qu’on attend, mais ça n’a pas d’importance, car ça ne viendra pas.

Paris en août, c’est un film post-apocalyptique. Dans un no man’s land caniculaire, des rescapés tentent de se regrouper, pour survivre : « Putain toi aussi ? », « Ouais… c’est pas facile ». Tout le monde se cherche, tout le monde se trouve. Ton collègue de travail devient soudainement ton meilleur ami. Ton ex te rappelle et veut recoller les morceaux. Quant à tes plans culs, ils sont déchaînés : « salu, sa va ? tu fé koi ? ».

Car si la ville entière s’est vidée et s’est ramollie, il reste un secteur où la tension est palpable, et l’activité gonflée à bloc : celui du slip. Dans toutes les culottes, c’est la lambada, la tektonik. Paris est un magma en fusion, et chaque parisien veut balancer la sauce. D’ailleurs, si tu es seul, tu ne le seras pas longtemps. Je te prédis que toi aussi tu auras droit à ton Armageddon du love.

"Dans toutes les culottes, c’est la lambada, la tektonik"

Bref, Paris en août, c’est la fin du monde. Et du swag aussi. Comme on va tous mourir, tu peux tout te permettre pour vivre ton ultime Summer of love : aller en boite un lundi soir, prendre du poppers, pécho au Sexodrome, te faire sucer dans un karaoké, faire un plan à trois avec des nains. Ou même tomber amoureux et finir sur le pont des Arts pour lui susurrer : « t’as vu chérie, c’est beau Paris l’été ».

Oui, c’est aussi ça, la magie de Paris en août.

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