"Le groupe de Ryan Gosling" a aussi un autre nom : Dead Man's Bones. On fêtera bientôt les dix ans de l'album éponyme. Raison suffisante pour le redécouvrir.

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Le duo avec le canadien Zach Shields s'est formé en 2008, quand le beau blond n’avait pas encore passé son blouson-scorpion.

ryan-gosling-dead-man-bones-480x279 L’album Dead Man's Bones, mélancolique à souhait, présente le macabre à l’enfance. Sorte d'Halloween vivifiant, qui donne envie de danser près des tombes au mois d'août, de grimper aux cactus en mangeant des fraises Tagada.

Gosling est fidèle à lui-même, sur la ligne du mystère. Incernable, comme un personnage de David Lynch (courez voir la saison 3 de Twin Peaks), vaporeux comme un personnage de Terrence Malick (Song to Song, 2017). Pris entre la vie et la mort, le réalisme et le fantastique.

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Lost River, sa première réalisation au cinéma ("Un certain regard", Cannes 2014), lorgnait de ce côté-là. On attend toujours la suite côté réalisation.

Rire de la mort semble être le principal jeu de ce conducteur hors pair. Espérons qu’il maintienne cette vitesse qui lui sied bien.

Par Jacques Beetschen