Mal à l’aise


Bonjour Colorado

Qui es-tu pour me sortir de ma précieuse quiétude,

Cultivée dans les cendres de mes amants, chouchoutée avec la dévotion d’un parent ?

Qui es-tu pour marchander la séduction comme un sale vendeur de caleçons ?

Qui es-tu pour tourner les pages de mon histoire ? Brader le lyrisme de mes pas ?

Me saouler de jus abatteur de pudeur ? Me regarder confondre mes humeurs ?


J’ai testé pour vous : La haute montagne

J'ai jamais pu me blairer les sportifs. Ils ont des manières à eux, une alimentation à eux et des habits à eux. Surtout, ils ont toujours l'air égaré d'un peloton et ça me coûte de les différencier.


Théo Gosselin, grand voyageur

Autant de gimmicks d’évasion, empruntés à la Beatnik Génération


Araignées aux plafonds

Il y a eu des mauvais lits, ceux qui laissent des marques dans le dos.
Il y a eu des chambres à habiter plus longtemps.


Groupes aux noms trop longs pour être honnêtes

Un petit florilège de groupes se démarquant par leurs patronymes à rallonge.


Les chauves, feignasses au plumard ?

Ces scientifiques ont filmé pendant 10 mois l’impact nanoscopique d’un coït dit dorsal sur le cuir chevelu.


Se faire chucher au concert

N'allons plus aux concerts, mais au cimetière, plus aux manifestations, mais au Téléthon. Confectionnons un monde de chiants, dans une amplitude de décibels raisonnable.


120 battements : film rouge sang

Le film de Robin Campillo expose les faits avec lucidité : le militantisme n'empêche pas la mort, mais il la dénonce et l'accompagne d'un amour fraternel jusqu'à la dernière minute


L’appel de la connerie

Rien ne nous arrêtait : missiles de fromage à la cantine, surnoms de têtes à con, concours d’enlevé de tampons, auto-stop en talons...


Federica de Ruvo

"J'aime l'idée que ce soit un collectionneur privé qui investisse dans ma création, qui contemple mes œuvres dans sa maison".


Chloë Bonnard, aka Edith Lake

"Quand je tatoue, j'ai l'impression de proposer aux gens des gris-gris, des images mélancoliques et protectrices. En médecine chinoise, le tatouage est considéré comme une cicatrice, mais une cicatrice choisie"


Vincent Guillermin

"Je me suis construit une cabane à la Friche. Et j'ai vécu comme ça, sans compte en banque, sans sécurité sociale, pendant dix ans ! Tout est devenu piraterie".


Sophie Paumelle

"Je trouve que ce n'est pas si facile d'assumer d'être bien, de pouvoir partager des choses positives. J'ai envie que mon travail sente la vie plutôt que la mort".


Victor Marvillet : L’enfant qui ne crie pas n’est pas mort

Nous ne serions pas étonnés que Victor préfère l'appétit de la vie à l'empathie. Et que personne ne vienne critiquer cette sublime rime en "i".


Redécouverte : Dead Man’s Bones, danser près des tombes

Sorte d'Halloween vivifiant, qui donne envie de grimper aux cactus en mangeant des fraises Tagada


Cédric Esturillo Cacciarella

"On me dit souvent qu'on repère mes travaux pour leur côté décoratif, un peu kitsch, souvent lié à une esthétique passéiste. C'est vrai que j'ai un répertoire de formes très nostalgique des années 80, 90".


La to-do vacances qui fout le plomb

C'est l'heure où tu phagocyte ton épilation avec une pince à épiler de porte-clés, où tu arnaques un danois sur Airbnb avec ton 25m2, où tu dis à ta mère "non maman, je ne passerai pas au Cannet cette année"


Son totem à seins fermes

Faut reconnaître que certains architectes sont des archicons, on se détruit les articulations, à genoux là devant la baignoire.


Un chasseur sachant chasser ne chasse jamais sans son chien

Les plus grandes discussions, les moments les plus intimes se passent dans la cuisine. Tout le monde veut bouffer, alors tout le monde s'y retrouve. Ce sont des souvenirs fantastiques.


Laho

"Je dessine beaucoup de seins et de culs ! La représentation du corps est une obsession. Souvent je fais des corps trans-genres".


Tristan Perreton aka Der Kommissar aka Commando Koko

La seule fois où j'ai été salarié, ça a ruiné ma créativité. Aujourd'hui, je vis de mon travail artistique. C'est très précaire.


Le devoir d’aînesse

On dit le maillot. Le maillot c’est la chatte. On devrait dire « Bonjour, je viens pour une chatte échancrée, s’il vous plaît »...


Panache ? 

Notre nouveau chroniqueur de l’été attaque une bête blessée : les rouquins.


Stéphanie Argentier

"La bouche est une obsession artistique. Je pense que j'ai envie d'entendre ce que l'inconscient a à dire".


AVA : Les yeux du désir

Si tu veux ouvrir ton été comme on ouvre un éventail, va voir Ava. Pour une fois, il fait frais au cinéma français.


Quand je repense aux nuits blanches

Je lui tournais autour comme pour le prévenir, le ciel est tombé, le ciel est tombé !


Fausse route

Tant de fois, j’ai cru. Cru sans cuire, sans rôtir, sans préparer...


Elzo Durt : Défigurés au propre

Devant cet étalement de talent disséminé ça et là, superbe idée eut-il de réunir sur un splendide ouvrage quelques-uns de ses travaux les plus croquignolets.


Vollebekk vole au vent sa ritournelle

Leif Vollebekk sort en 2017 son troisième album Twin Solitude, véritable petit bijou d'esquimau folk au chocolat soul.


Being Blind


American Way of Life : So far so Clowes

Il banalise le fabuleux, le met au niveau.


Facebeurk, #hashtaggers compulsifs

Les mamans caca-gâteau : au programme étalage de nichons, compte-rendu de pédiatre et photos de bébé joufflu au teint porcin. A peine sortis de leur utérus et les voilà déjà sur les réseaux sociaux, exposés aux yeux de tous mais malheureusement pas toujours sous leur meilleur profil.


Manquerait plus que tu t’appelles Aurore, pétasse !

Elle croque la vie, cette minette roquette. Elle se lance d'un bout à l'autre de l'appartement et travaille l'ancienneté des planchers pour mon bon désespoir. Je me dis tous les jours que je vais frapper au plafond, je vais lui parler à travers les lattes, lui dire qu'elle doit se calmer, qu'elle me bouffe des minutes de sommeil, que je vieillis et ne peux plus me coucher à mes heures et me réveiller aux siennes.


Refaire sa vie


Des pin-ups et des chats.


Les plis de mon âme


Bourgeois d’en bas


Winter is finally coming


Who’s who : Des inconnus portés aux nues

Faisons connaissance avec Mrs Robinson, Suzanne, Eleanor Rigby et autres Bobby Mcgee.


Lou Escobar : Artifices


Noël au balcon


Les garçons aussi font pipi assis

L’usage immodéré du cellulaire aux chiottes va très bientôt doubler le temps que l’on y passera. Nous n’y séjournerons donc plus trois, mais six années de notre vie. Soit un triennat de souvenirs perdus (qui va à la chasse (d’eau), perd sa place)


This Is The Andes, Chili terre de fuzz

Leur musique fait vraiment l'effet d'un voyage périlleux...


Le ventre de l’amour


Ces intellectuels à qui on ne donnera pas le bain

Livre de chevet : L'étranger de Camus
Slip : Slip résille à petites trouées ventileuses
Plat favori : Le ramen aux algues
Signe distinctif : Le gland bourgeonnant


Pet Sounds ou les ani’maux de Wilson

Revisitons les sixties chanson par chanson !


La belle et le beauf

Refluent alors ces mots du bon vieux Churchill : « Tout le monde savait que c'était impossible. Il est arrivé un jour un imbécile qui ne le savait pas, et qui l'a fait. ». Le Beauf, lui aussi, ignorant jusqu'à sa beauferie, se joue de l'inaccessible, et, irréductible, va décrocher la lune en string fluo.


Paris en août

Dans toutes les culottes, c’est la lambada, la tektonik. Paris est un magma en fusion, et chaque parisien veut balancer la sauce. D’ailleurs, si tu es seul, tu ne le seras pas longtemps. Je te prédis que toi aussi tu auras droit à ton Armageddon du love.


Les vies estivales

Je rêve que Benjamin Biolay, en peignoir pilou pastel, me sert du melon au porto dans de la porcelaine
Je rêve de Catherine Deneuve ouvrant les volets de la chambre où Benjamin et moi sommes réfugiés,
brassant le linge parfumé,
Près du Saule Pleureur, Ben me dit qu'il m'aime, à la manière de Delerm, je tends mes jambes vers le ciel.


Tommy Cash, TFTML


Y’a plus de saison (attention le gouvernement veut vous sucrer l’été)

Il est bien beau l'été indien, mais il ne nous ramènera pas Joe Dassin.


Sea, Sex and Surf

Il avait beau bander ses muscles travaillés en salle de musculation parisienne, ça ne trompait personne. Les « vrais » surfeurs le méprisaient, les « vraies » surfeuses le dénigraient. FX continuait à bander ses muscles du torse et des bras, c’est la seule chose qu’il put finalement et tristement bander cet été.


Comment bien tricher à l’ancienne au Bac

Près de 665.000 adolescents passent leur bac cette semaine. Tendres newbies, pour dérober habilement votre diplôme il va falloir désormais faire preuve de créativité. Ecoutez les anciens. Voici notre liste des meilleures méthodes à l'ancienne, celles qui marcheront toujours.


Smells like Sapin

Finalement, on ignorait que la Bretagne se trouvait autant à l'ouest...


Are you Toufik ?


La femme à l’insulte datée

Aux abords de République, elle enchaîna sa deuxième proie. J’avais senti venir le drame, ayant rapidement développé l’empathie intuitive que les détectives privés ont pour leur cible. Il m’avait paru évident qu’elle ne laisserait pas passer un tel manque de savoir vivre. Une personne d’origine asiatique l’avait bousculée près du kiosque à journaux, alors qu’elle se frayait un chemin vers le métro. Son « face de citron » me donna des frissons, j’arrivai à peine à dissimuler ma joie d’avoir certainement trouvé la femme à l’insulte datée.


La femme People Are Strange

En 2013, la femme People Are Strange est terrienne. Elle se sent concernée par ce qui se passe en Syrie. "Les Iraniens ont enfin décidé de mettre de l'eau dans leur vin", dit-elle dans les diners mondains. Elle est Andie MacDowell dans Le jour le plus long saupoudrée de Michelle Pfeiffer dans Esprits rebelles.


Une amitié


Deputies sort Champion


Ulrika Spacek : égérie rythmique

L'histoire musicale regorge d'anecdotes croustillantes...


Poire-lavement-oreille


Bowie, L’Alien Aliéné

L'Extra-Terrestre est reparti de notre Système Solaire.


SEXE SERRE


Beaurepère


Le mois d’après : concerto pour des traqués

L'artiste flirte avec une folk gracile et délicate lorgnant du côté de Sufjan Stevens et Peter Van Poehl.


Charlotte Sometimes


L’expérience tatouée


The world is strange


Cutwalk


Bachar : L’Occidoriental

Il est encore possible de vivre tous ensemble au travers d'une musique universelle...


Clips de Flippe

Sélection de clips musicaux pour cette journée d'Halloween et terroriser nos nuits futures.


Toufik et l’amour vache


De l’ordure entre les mains

On dit souvent qu'il est difficile voire impossible de se relever après une critique unanime lors d'une première œuvre, cette dernière étant trop envahissante pour laisser vivre ses prochains.


Toufik et la passion-pénis


Où était mon royaume ?


Low à la bouche

Low a échafaudé sa mue ; la chenille introspective et dépressive s'est transformée en papillon torturé


Louis, t’as rien compris


Sarrasin

Cela faisait plus d’un an que je vivais sans maison, depuis le jour où j’avais brûlé ma fille, depuis le jour où j’avais voulu que tu plies un genou en terre


Le poil à gratter de l’AFP

Les opus "bas les masques" (aussi appelés "à la bonne franquette") qui s'adressent principalement aux femmes et dans lesquels je pose des questions naturalistes comme : « Pourquoi, une fois par mois, sans raison, pue-t-on de sous les bras ? », ou « Pourquoi, quand on se fait l'épilation intégrale du maillot, ne pisse-t-on plus droit ? ».


Mon proctologue m’a fait du charme

A peine étais-je entrée dans son petit bureau en bois qu’il m'a enveloppée de toute sa sollicitude. Un large sourire, une main sur l'épaule. Est-ce bien utile me suis-je dit. L'homme avait l'air de prendre ça très à cœur. J'ai bien cru qu'il allait se tourner vers son poste, me balancer une chanson du monde, genre flûte indienne sur électro, en me disant de me mettre à l’aise.


La transcendance du bagel : objet de consensus ?

Les formes multiples de l’objet, ensuite, laissent présager des possibilités infinies d’interprétations et d’analyses. Tantôt garni de fromage, de saumon fumé ou de bacon, le bagel s’aromatise de graines de sésame, de carvi, de pavot ou d’oignons frits. Chaque bouchée de bagel est alors pur exode, un voyage au coeur de l’exotisme.


Ceschi : Rap Curatif ou le serment d’Hip-hopcrate

Ceschi pratique un rap lettré flirtant de manière éhontée avec une folk urbaine empruntée à New York sa ville-ogre de voisine.


Le lit blanc d’Andalousie


Tu ris Popie


Sa-de ou la passion-frite


Panthère : quand le félin colore les fêlures

Belles lettres de noblesse pour cet artiste, il nous reste à espérer que le talent ébouriffant de l'énergumène ne l'éloigne pas de cet art dit mineur qu'est la bande dessinée.


Après le printemps, les muses s’amusent

Le retour des beaux jours me mène toujours à une envie incoercible d'écoute de voix de femmes.


Etes-vous souvent préoccupé(e) par des pensées sexuelles ?

J'ai écrit ton nom dans le sable mais la vague l'a effacé,

J'ai gravé ton nom sur un arbre mais l'écorce est tombée,
J'ai incrusté ton nom dans le marbre mais la pierre a cassé,
J'ai enfoui ton nom dans mon cœur et le temps l'a gardé.


Sauf les arabes et les noirs, merci

Oui, je crie car je me sens un peu comme ce lapin aujourd’hui.

En phase avec les éléments, la nature, la vie quoi.
GRAVE.


Hypnophobia : Le Jacco Show

Hypnophobia désigne l'état entre le sommeil et le réveil : un monde imaginaire...


Le maître du monde serait un connard de chat : notre enquête

Je vais pouvoir faire de vous ce que je veux et surtout en profiter pour faire un papier sans queue ni tête sans que cela ne dérange personne COMPRIS ?

Ce que ça fait du bien de se sentir le maître du monde.


Non ma fille, tu n’iras pas danser

Inspiré par des artistes comme Pasolini, je me suis inscrit dans un art cinématographique de prose plus que de poésie et je pensais être un créateur d’images. En réalité, la littérature - et donc la teneur Nouvelle Vague - rode autour de moi, certainement à cause de mon passé d’écrivain


Art and Perfection


Simone, si tu savais


Sauvage


Jojo, moniteur de ski #9


Spring bitches !


Lonelady : Manchester promise

Avec ce nouvel opus, Lonelady s'émancipe et s'épanouit, élevant sa musique au-dessus des cieux brumeux et pollués.


Jojo, moniteur de ski #8


La minette de Papa


Nicole


Arthur va nous marier


Que fichtre est donc une trompette marine ?

Après 3 jours et 3 nuits de recherches acharnées dans les bibliothèques du Vatican et 26 secondes sur Wikipedia, il s'avère que la trompette marine est...


PALM d’or au ciné-concert

Nous avons rencontré David, leur très disert bassiste, pour quelques éclaircissements.


Palace Movie Club


Les chevaux-vapeur


Jojo moniteur de ski #3


Et ma bite, c’est du jambon ?


La rédac’ vous parle


Benjamin Clementine : Fruit détendu

Dans la famille des virtuoses sortis de nul part on vous présente (le) Benjamin. Artiste Britannique d'origine Ghanéenne, Clementine débarque à Paris en 2012 sans le sou et avec pour seul bagage son toy piano et sa guitare.


Jojo, moniteur de ski #2


Serial Killer or Hipster ?


Jojo moniteur de ski


Ramdompics


La rédac’ vous parle


Chloé Poison


Suce-moi sous la pluie


Sept fois Anita


Eloge de la lenteur


Que jeunesse se lève


Liberté


Inhae Lee : Les dents du bonheur


Hymnes Homonymes

J'ai imaginé les situations cocasses qui pourraient exister si la confusion s'installait entre deux chansons au titre identique.


La Bande (très) Originale

La capacité de Forever Pavot à créer des univers, des situations est unique dans le paysage audio français, ses talents de clippeur y étant pour quelque chose.


La dictature de l’oubli


Mother Fakir !


Julia Christe : Jump to It


Ascendant astronomique


Georgette Lemaire : C’est moche de vivre dans 12 m2

L'alcool et la violence conjugale n'ont pas eu raison de Georgette-la-maudite. Elle est d'ailleurs une source d'inspiration pour Véronique Sanson et Bertrand Cantat. Avec pudeur, elle confie au magazine Platine que son mari la "tabassait" et que Pascal Sevran était un profiteur.


Lise Sarfati

Lise Sarfati vit et travaille aux Etats-Unis depuis 2003. A travers ses expositions et publications, elle cherche à préciser l'intensité du rapport entretenu avec la personne photographiée.


Rubin Steiner : Electro libre

Capable de fusionner une froide rigueur à la Benz Benz Benz (le très Kraftworked Stripes & Wolves) à une balade instrumentale disco-punk saluant sans détour la clôture de l’ère LCD Soundsystem (Noise Beats), il produit également ce que Lescop a dû commander à David Sitek : soit une ritournelle électrique conjuguant l’élégance de l’électro-pop à la française et la tension d’un dancefloor anglo-saxon.


Dénicher l’escarpin poudré dans l’endroit le plus sale

C'est la distinction par le mélange des genres. Le vêtement porte désormais plusieurs récits: celui de sa fabrication, le récit de celui qui l'a porté et celui de l'achat fait par un autre . Chacun se veut désormais unique même si, à regarder les blogs, tout le monde se ressemble un peu.


Et si les UV rendaient moins con

Vous pourriez avoir plus confiance en vous, être capable de marcher dans la rue sans porter de cagoule. Vous pourriez annihiler à jamais les cellules qui vous font transpirer abondamment dans le creux de votre coude. Vous pourriez devenir réellement drôle.


Du soleil pour les abeilles

Je prends le métro à Lambersaart, accompagné de toutes sortes de mochetés banlieusardes qui vont se greffer au centre ville. Première clope en passant la gare. Je ne me vois pas marcher de loin, mais je me figure avoir le look d’un mec de BD. Le type aux cheveux longs, pressé d’aller casser la gueule au temps, la mâchoire bétonnée. Le Lucky Luck de la cité du nord. Des connards insistent avec leur moteur de bécane pour qu’on les regarde. Je leur accorde un coup d’œil. Je n’ai plus la force de l’ignorance.


Let’s get physical

Mes résolutions 2012 (ben quoi ? L’année 2012 dure bien 12 mois comme les autres non ? Alors pourquoi se précipiter ?) ne s’arrêtent pas là, j’ai également prévu d’arrêter de jouer à la poupée, d’arrêter les plaisirs solitaires et surtout, d’arrêter de ne parler que de chats


Géopolitique cosmologique


Goat : Soleil de minuit

Goat met un coup de sabot bien senti dans la fourmilière du rock psyché, qui à force de vouloir draguer de plus en plus de monde pour leurs trips se perd dans un rock de plus en plus classique.


La poudre d’escampette


Pluies de New York, Albert Camus

La pluie de New York est une pluie d’exil. Abondante, visqueuse et compacte, elle coule
inlassablement entre les hauts cubes de ciment, sur les avenues soudain assombries comme des fonds de puits. Réfugié dans un taxi, arrêté aux feux rouges, relancé aux feux verts, on se sent tout à coup pris au piège, derrière les essuie-glaces monotones et rapides, qui balaient une eau sans cesse renaissante.


Décryptage pute : le néo-disco germanopratin

Par définition, le germanopratin habite Saint Germain. Le néo-disco écoute de l’électro indie made in Brooklyn. Je vous laisse faire le lien entre les deux concepts. Souvent, ça tient à un pantalon APC. Voilà, vous tenez le néo-disco germanopratin par la taille. Serrez-le bien, il a des tendances volages.


Les beaux âges, de la solitude

Présenté en compétition au Festival de Locarno et au Rendez-vous with French Cinema de New-York en mars 2010, Le Bel Age a offert une nomination aux Césars à l’actrice principale. Premier long métrage de Laurent Perreau, le film confronte deux générations d’acteurs : l’inaltérable Michel Piccoli et les très naturels Pauline Etienne et Clément Roussier.


Hipsters, a Contemporary Subculture

La définition du hipster le présente donc comme un être engagé en quête d’alternatif. Soit. Inutile de vous dire que je ne rencontre pas souvent de telles bêtes. Vous ?


Dinosaure Sensible

Les guitares électro-acoustiques se font sucrées, puis amères, tout en restant constamment bercées par la voix plaintive mais pas geignarde de Mascis.


Bonjour Colorado


Les parents devraient sentir la naphtaline

Putain, mais à soixante ans les parents devraient sentir la naphtaline et le Gouda, pas le Tiaré et la marijuana.

Les parents devraient se prendre par la main, distraits, sur un banc à Saint-Jean-de-Luz.

Les parents devraient aller voir « En attendant Godot » au théâtre de Bobigny.


Bulles de rock : Les crayons électriques

Que se passe-t-il quand deux géants de la contre-culture - le rock et la Bande-dessinée - se rencontrent ?


Hospice


Afterlife


Oui et puis non


Class Actress : Electro ardente

La voix aigue de la chanteuse (à la Kate Bush) scande des rythmes langoureux qui donnent envie de danser dans une banque d’affaires. Sur « Carefull What You Say », on serait prêt à ôter le haut… Surtout quand Elizabeth remue le bassin. Cette femme a une sexiness qui défrise les lois de la sensualité. Sa désinvolte lascivité, mêlée de retenue, est tout simplement irrésistible. Le nom du groupe est certes bien choisi, celui de leur premier album aussi : Journal of Ardency.


Nostalgie de la modernité post-punk

La sortie inespérée du film musical La Brune et Moi en dvd offre un retour sur la vague des « jeunes gens modernes » dans le Paris post-punk de la fin des 70’s. Et nous rappelle à quel point nous sommes endormis.
Moderne ? On sait bien, malgré les incantations drôles et désespérées de Guillaume Fédoux (Un garçon moderne) que la valeur est passée dans le domaine très contrôlé de l’utopie (la revendiquer même, c’est être anti-moderne). Qu’aucune forme artistique, aucun auteur, réalisateur, musicien, styliste, n’a su créer depuis des années les conditions d’une nouvelle modernité.


Rallye grunge au Bain : Fisher Stevens et Sing Ha

Je vous rassure, mes hautes chaussettes rouges avec ma jupette jaune dite « bouge de là » ont fait bonne impression. J’ai senti pas mal de regards inquiets – donc intéressés – en leur direction. Mais on n’est jamais sûr de rien, parce que les gens au Bain se regardent sans avoir l’air de se regarder. C’est un exercice périlleux qui peut conduire au strabisme. En filigrane, je pense, l’idée c’est : « ton look m’intéresse, mais je dois réfléchir à si j’ai l’énergie de le sonder ».


Alvvays : Avec 2 V, comme Vacances Vaporeuses

Au fil des neuf titres et des 32 minutes de l'album, les mélodies nous gratifient d'une bonne dose d'UV. La lumière des compositions éblouit, le charisme solaire de Molly Rankin irradie.


Alt-Tab, à table !

Outre qu’il devra troquer pendant un semestre ses frusques de preppy/hipster/dandy ludique, pour un strict costume, le stagiaire, quel que soit le métier qu’il accomplira dans son entreprise d’accueil, va profiter d’un apprentissage très spécifique qui sera pour lui comme un sésame vers l’épanouissement professionnel. Ce « tips » que son prédécesseur lui inculquera lors de la passation de fonctions, il n’aura de cesse de s’en servir dans les 43 années qui jalonneront sa carrière. C’est le Alt-Tab.


Mais où sont passés les BAD BOYS ?

Où sont passés les bad boys, les vrais ? Ceux qui se frisent la moustache au cutter, prennent leur secrétaire sur un coin de table, fument dans des salons ambrés ? Où sont passés les hommes sans états d'âmes, sans attaches ni complexes ? Les buveurs de whisky sec, les gominés de la route, les Marlon Brando de la déroute, les excités de la gâchette ?


Un amour de Presley : Miss Elvis à Memphis

Les plus belles pièces : la réplique du peignoir d'Elvis avec sa signature brodée. Le mini perfecto en cuir noir. Le téléphone, cassé par les petits-enfants, qui danse et qui chante quand il reçoit un appel. Et le must : un calque avec le portrait d'Elvis, accroché sur la vitre de la porte de la salle de bain.


Playlist Cats vs Dogs

Ce beau moment où la culture rejoint la philosophie canine.


Amylee: Floral pop

" J’aime la Mode, le Design, les Arts Plastiques et j’apprécie toujours de faire interagir ces 3 pôles créatifs, qui ont tendance à s’enrichir d’autant plus lorsqu’on les mixe. Un motif, une couleur, une attitude glam, ça y est, j’ai des envies de composer… "


Pauline Kael : La plume sans le masque

De nouveaux extraits des chroniques (Européennes cette fois) de Pauline Kael, éminente critique de ciné américaine. Parce qu'on ne peut pas s'en passer ! Parce que lire Pauline Kael c'est comme sécher le boulot, se déshabiller en public ou embrasser un inconnu. En plus, ca permet de rire dans le métro, d'un rire goguenard franchement intello !


« Howl » : la poésie d’Allan Ginsberg en images

A plusieurs reprises, l’œil du spectateur est plongé dans le monde métaphorique de Ginsberg, se perd dans des dessins psychédéliques et remarquables de chutes vertigineuses, de soldats sombrants, d’immeubles menaçants, d’asiles sans issus... Le texte, scandé dans une phraséologie proche de celle du jazz, accompagne cette esthétisation de la transe.


Miles Aldridge : Chromo Thriller

Le célèbre photographe de mode londonien, ancienne rock-star, Miles Aldridge s'exposera à l'occasion d'une rétrospective à la galerie new-yorkaise Steven Kasher Gallery du 8 mai au 8 juin prochains.


Wake me up before you go go

NON, fils et filles de Jesus, tenez bon, il reste juste une petite semaine de labeur insensé avant les ripailles orgiaques de Noel. Il faut relever la tete, bien haut, en attendant de bouffer les confettis. Et pour garder le menton up toute la semaine, un seul remède : George Michael et ses t-shirts XL manches courtes retroussées, ses boucles d’oreilles en or et ses mitaines jaune poussin !!!


En catimini

Nous regardons la vie de Jane Austen, comme deux sottes de copines. Nous imaginons que la robe qui tourne sous le lustre rouge scintillant est celle qui remplace nos pyjamas chinois, nous prenons James Mc Avoy par le bras. Le monologue de la fontaine près du bidet, le bal bucolique dans le couloir de l’hôtel, la demande de main au groom interloqué.


Hundred Waters : We walked on Space

"Certains disent que les maisons sont faites de murs, je dis qu'elles sont faites de fenêtres."


Enfanter dans un monde où Christian Clavier est une star

Sa morosité prenait des allures de révolte. Et quand elle m’avoua solennellement qu’elle pourrait quitter son « husband to be » s’il lui prenait la folie d’aimer Les Petits Mouchoirs, je su que c’en était trop. Qu’il fallait agir collectivement afin que notre génération sorte du brouillard. Qu’il fallait se donner de l’espoir pour 2011 en purgeant 2010. Laver la petitesse en grande pompe et faire une liste formelle des médiocrités à expier.


Silvia Grav : Exploration en Thanatocratie

Paradoxalement, à force d'avoir fuit ce comble de la vie, la mort a été dépouillée du superficiel, des artifices, des contes et des mythes.


Pépita reviens !


Playlist Space Ballads

Il y a plus de mondes lointains à découvrir en soi que dans tout l'univers.


Tout ce que le foot a apporté à la musique

Boli et Waddle : We’ve got a feeling.
Jean-Pierre François : Je te survivrai.
Andy Cole : Oustanding.


Décryptage pute : le look Caméra Café

- La chemisette manches courtes avec la cravate rentrée dans le futal en velours côtelé (velours épais et vert bouteille). Détail important : la cravate sera de préférence rayée, ton sur ton avec la chemisette.


Journal d’un jeune dandy

Elles ne se laissent même pas toucher le bout d’un sein près de l’interphone. Elles tombent l’armure quand l’ascenseur s’arrête et ne savent plus s’il faut crier ou abdiquer sur le palier. Elles ont leur dogme pourtant, qui les rassure au petit matin : attraper le mâle dominant dans son filet, le montrer du doigt en contorsion, le saloper pour tous ses outrages, surtout, se préserver. Autant de facéties qui me laissent pantois, le pénis un peu mou.


Rock à Rome : La relève voodoo

En banlieue proche de Rome se cachent des enfants-adultes rockabily, moustaches frisées par les vents de la rocade, qui défendent leur langue.


Philippe Harros : « Dans les années 30, le modernisme était le vintage d’aujourd’hui »

Ali Baba du vintage, Philippe Harros est l’heureux propriétaire de la boutique Quidam de Revel à Paris. Ce temple du vêtement de luxe propose la location de pièces vintage de collection aux secteurs…


The Kids Are Alright : Cholodenko déshabille le couple

La vie tranquille d’une famille huppée de Los Angeles est perturbée par la rencontre des enfants et de leur père donateur. Les deux mères (Annette Bening et Julianne Moore), couple de lesbiennes, ont chacune conçu un enfant avec la semence du même père donateur (indolent Mark Buffalo). Si le scénario démystifie l’impossible équilibre d’une famille aux parents homosexuels (les enfants ne souffrent pas du manque de masculinité, mais du manque d’amour), il ne s’appesantit pas sur l’homosexualité parentale.


Attention, featuring Gégé et la fille du président Ouzbek

Quelques conseils pour que Christopher Lee connaisse une carrière musicale à la hauteur de sa filmographie.


Sharon Van Etten : Larme fatale

Sharon colle consciencieusement des bouts de sa vie, de son cœur brisé, sur chaque titre.


Romain Bernardie James : La classe Opinel

Photographe pour Technikart et Jalouse, portraitiste hors pair, Romain Bernardie James planque sa pudeur dans son appareil. Il en ressort une grande franchise et une mélancolie dans ses clichés.


Dorian Pimpernel : Pop lunaire un jour, populaire toujours

Le mélange est délicieux, les enregistrements et arrangements musicaux sont remarquables de justesse.


B.L.A.C.K.

Bizarre et
Labyrinthique
Acouphènes qui
Commandent ma tête tel un
Kaiser


François Faitmal

Consacrez la pause déj au matage de la vidéo en boucle. Ça a objectivement de quoi booster votre créativité jusqu’au vendredi 18h. On aurait pu vous coller Toute Première Fois de Jeanne Mas, mais on a préféré vous laisser digérer le gras des fêtes.


Playlist qui voit double

Dansons au Carré !


Street Art interactif


Mais qui habille Don Draper ?

Don Draper est l’un des meilleurs personnages de série télévisé des dix dernières années (après l’excellent franc du collier Magnum, et suivi de près par Chuck Bass - si on renverse le baromètre du bon goût). Doit-on encore le présenter (aux étudiants en art plastique peut-être) : Don Draper est le héros de la série Mad Men lancée en 2009 aux Etats-Unis.


Le joli mois de mai


Les oiseaux ne chantent pas la nuit

L’actrice Karen Black, qui vient de fêter ses 71 ans, a pris la route vers l’Est pour tourner dans son 145ième long métrage. Film indépendant réalisé par Jamie Hook, The Way Life Should Be traite de la réunion fortuite dans une forêt entre une mère (Karen Black), sa fille (Sarah Paul Ocampo), sa petite fille (Ivy Girdwood). Notre équipe a assisté au tournage de ce film onirique, rythmé par les humeurs de la flamboyante Black, aussi précieuse que baroudeuse.


Amis Hipsters, roussissons-nous la barbe sur l’autel de la grillade

Le barbecue, en gros, c'est un appareil qui te permet de manger des saucisses pratiquement crues mais avec les doigts bien cuits.


Eels était une fois Mr Everett

Beaucoup de ballades, piano, cordes et cuivres, certaines très épurés, constituent l'ossature de l'album.


Le New Yorkais, espèce saturée

La démangeaison capiteuse ressentie par tous les new yorkais, cette énergie exaltante transmise par le sol de Gotham et racontée par tous les cosmopolites du monde – plutôt encouragée, entre nous soit-dit, par une consommation hallucinante de café –, cette palpitation des sens est très certainement la phase qui précède la crise de nerf.


Eric Rohmer : Erotomane prudent

Avec Eric Rohmer, s’évapore la marque indélébile de soirées romantiques, un peu seule. Ou celle, au contraire, de moments d’élévation collective autour de notre inanité objectivée par sa caméra. Avec Rohmer, on sentait sa féminité grandir. La jeune fille, objet d’obsession, avait gagné la complicité de l’austère khâgneux. Eric Rohmer m’a appris le cinéma. Il m’a susurré des évidences de plans, de cadrage, de choix d’acteurs, d’écriture de scénarios. L’intelligence de son point de vue, mi-moqueur mi-laudateur, est celle d’un poète. Un poète discret.


Que voulez-vous faire avant de mourir ?

Nicole Kenney et Ks Rives, qui ont respectivement étudié la sociologie et la psychologie, expliquent que les Indiens et les Américains ont un rapport très différent à la mort : les premiers sont individualistes, expriment principalement des souhaits individuels et cherchent l’originalité dans leur réponse ; les seconds, plus communautaires, se concertent avant de répondre et font des vœux collectifs.


Damien Jurado : Nuits Blanches à Seattle

Cet homme est un crooner chamanique, le genre à psalmodier "my way" au pied de Joshua Tree… Un sorcier avec pour seul totem sa guitare.


L’art contestable de tirer la couverture (d’album) à soi

Je vais vous relater cette propension qu'a le monde moderne de parodier à hue et à dia les pochettes de MES groupes préférés.


Roy Andersson : Nous, les vivants

Jacques Tati, Luis Buñuel, les Monty Python, Ingman Bergman, Jérôme Bosch, Samuel Becket… La critique a attribué toutes les influences à l’énigmatique Roy Andersson, qui ne manque pourtant pas de style. Osons, pour participer à cette cacophonie cinéphile, le parallèle avec Emir Kusturica, dans leur choix partagé de traiter la mort par l’absurde et en musique.


L’école du chill à Brooklyn

J’ai compris également qu’acheter des légumes chez le légumier est du plus mauvais gout. Il faut se rendre à la source, là où le légume est cultivé. Certains bio-agriculteurs proposent même à l’acheteur, heu à l’usager, de venir cultiver son aubergine soi-même. La décroissance à quatre-patte, un programme qui aguiche.


YSL: L’état de grâce

Yves Saint Laurent a une actualité sans cesse renouvelée. Le documentaire de Pierre Thoretton Yves Saint-Laurent Pierre Bergé, l’amour fou est sorti en salle le 22 septembre. La rétrospective de l’œuvre habite encore les murs du musée des Arts Décoratifs (Histoire idéale de la mode contemporaine, jusqu’au 10 octobre), qui propose un concours d’écriture libre sur un des créateurs exposés. People Are Strange a saisit sa plume pour rendre hommage au couturier le plus proche des femmes.


Maître chanteur sur un arbre, perché

Ils sont souvent talentueux, parfois même introvertis, et aimables dans la vie quotidienne.


Jidōhanbaiki*

Top. On en voit à tous les coins de rue, ils sont bourrés à mort souvent gros et inesthétiques,  et nous prélèvent allégrement nos derniers deniers. Je suis je suis ?


Quilt : Splendeur des cadences

Tout est charme et volupté dans les treize chansons de l'album...


Entretien avec un croque-mort #3 : marché de la famille endeuillée

Quels bruits font vos couloirs ?
E : On parle de la concurrence. Il y a plein d'entreprises sur ce marché donc elle est intense. Il y a beaucoup de "vols de familles endeuillées". Dans le commerce on passe au-dessus de nombreuses lois notamment celles du monopole. C'est partout pareil en France et on n'en a pas le droit.


Warpaint : Les 4 filles du docteur Rock

Le groupe invente un nouveau courant : le psych-emo-dance (ou danser en pleurant sur son joint)


Insomnie


Yves Saint Laurent : L’ellipse du Bergé

Le Pierre Bergé du film semble dire qu'il n'a pas résolu l'énigme de sa vie : Yves. Leur destin semblait irrévocablement voué au déchirement de leurs âmes sur un air de Wagner.


Les plus beaux textos de rupture

Le texto « caca-dans-le-pot » fait très mal. Sa radicalité d’abord. Son manque d’humanité. Et peut-être aussi l’absence de ce grain de folie que nous offraient les textos prophétiques et métaphoriques. Bassement matériel, il renvoie à la semence des premiers jours.


DIPLOsion de saveurs

Diplo la machine de guerre déracine une nouvelle fois les monuments du hip hop, de l'electro ou du r'n'b. Il nous titille avec le titre Crown un binz torride, dans lequel kitch, mauvais goût et paillettes sont justement agencés pour nous désinhiber entièrement et envoyer valser nos conventions corporelles.


Ne crois pas que je ne te vois pas vivre

Le crasseux qui t’a mise sur une chaise doit avoir les mains pleines de terre. Grosses, humides, scabreuses. Il n’a pas vu ta dent de lait sur le rebord de la fenêtre. Il est venu se frotter à la fantaisie d’une femme voltige, sans élastique. Il n’a pas su lire entre les lignes. Ses mains ne méritent pas ta gorge, fragile.


Chromeo : Le groove à domicile

Les acolytes nous emportent dans leur cavale infernale au rythme puissant d'un jeu syncopé, allié aux sonorités électriques et légères des synthés. Toujours aussi entêtant, le résultat nous ramènerait presque au groove mythique de Super Freak par Rick James.


Polina Washington : Lilith de mon coeur

L'artiste d'origine russe, brosse le portrait d'une Lilith fougueuse, dont l'instinct démoniaque captive sous couvert d'une sensualité énigmatique.


Les textos de merde

_T'as fait quoi hier ?

Deux cacas, une lessive couleur, un masque à l'argile, un tête à queue avec ma soeur, un taboulé à la menthe, du yoga au sauna


Paillettes, fefesses et petit poney, c’est TOUJOURS la biennale d’art contemporain

Déambulant dans les espaces de cette ancienne usine désormais dédiée à l'art, on croise successivement des phallus en tous genres, des visages de dictateurs déchus, des tétons et pubis grand format, des fesses exhibant fièrement leur feutre planté dans l'anus, le tout édulcoré à grands coups de paillettes, petits poneys et personnages de cartoons.


Marylin Rambo : L’art du noise rock instrumental

Marylin Rambo occupe l’aile dure de cet échiquier, laissant aux Papaye et Marvin toute latitude côté happy noise. Et donc l’aile dure ? Ça veut dire que pourvus d’une batterie et d’une guitare (bien vu, c’est un duo), nos deux agités occupent l’espace sonore sans qu’on puisse regretter l’absence d’une basse


Je ne divague pas, je cause

Les avez-vous déjà entendus ? Ces sons ? Un animal à la communication
étrange. Deux tonalités appuyées, une difficulté à accoucher,
différent de celui des bateaux. Un transport sonore.


Courrier des lecteurs : Faut-il éteindre son portable quand on meurt ?

Le bon sens voudrait qu'un mourant range sa chambre et nettoie son linge pour "quitter propre" comme on dit dans le Larzac. Mais qui respecte les bonnes manières aujourd'hui, hein ? Qui ?


Chronique Schizophrène : Franz Ferdinand

Franz Ferdinand, c'est une bonne base pour le lien social. Un truc qui réconcilie l'ambition grand public, les midinettes au déhanché facile, les minets qui tapent du pieds, les amateurs de rock'n'roll et le monde de la télévision.


—GODE-ART— LA MEPRISE

Nabilla : Tu me chouffes dans le miroir bébé ?
L'homme : Ouaich
Nabilla : Tu peux voir mes nouveaux boobs ?
L'homme : Ouaich bébé


People Are Strange meets Georges Clooney

P.A.S : Michel (le Mel Gibson de Saint Cloud) et la fille du commissaire ont-ils vécu une histoire de love ? Si oui, se sont-ils bien protégés ? Philippe Valette : Ils ont eu des centaines de rapports sexuels, uniquement dans les rêves de Michel. Mais il portait toujours son gilet pare-balle.


Biennale d’art contemporain : N’en jetez plus, la coupe est pleine

Aurélie Filipetti ne veut pas citer Roland Barthes. Ca tombe bien, nous non plus. Elle lui préfère ce diable d'Yves Bonnefoi ("Le blé qui va léver ici sera le pain de nouveaux échanges"). Ce qui nous emmène sur les rives de Tours. Près du Congrès de 1920 et de la discolcation du parti communiste. Pas con Lili !


Plastic People #1 : Appendice lumineux pour boulets désincarnés

Toi le pantin téléphonique qui gesticule pour des cadrages ridicules, sache qu'à chaque fois que j'assiste à tes attitudes de pisse-froid sans âme, des images de violence me remplissent la cervelle. De celles qui démembrent et torturent, de celles qui consument les sensibles et électrisent les sadiques.


Unknown Pleasures : Goat, chevauchées fantastiques et psychédélisme martial

Entre instrumentations imprévisibles, chevauchées fantastiques et psychédélisme martial, dix titres à la densité peu commune s'écoulent comme une respiration haletante. Des titres envoyés comme ils viennent, imprégnés de chair et tâchés de sang, sauvages et vierges de toute réflexion inutile.


Mon ex met des survets, est-il vraiment de droite ?

On ne pourrait pas, parce qu'on vote contre le mariage gay et le droit d'asile, se délasser les olives le soir venu dans un yog en mousseline rouge ? Vous refusez ce confort à Jean-François Coppé et à ses amis de Boulogne ?


Je prends ma douche à 45 degrés, je lave mon linge à 30. Pourquoi c’est toujours mon jean qui rétrécit et pas mon cul ?

Mais de quoi vous plaignez-vous exactement Liliane ? Le slim n’est-il pas à la mode ? J-Lo n’est-elle pas "l’icône croupion" de plusieurs générations ?


Battle de pecs au ciné

Un genou à terre, Tony ne peut alors contrer l’enchaînement efficace de crochets et d’effets spéciaux lancé par un Kirk ragaillardi. Dans le public, Pepper essayera tout de même de lui porter secours, mais trop tard. Tony s’en fût. Tony s’en fout. La retraite et la cloche ont sonné.


La nostalgie du cowboy : la fin

Nous roulons, toujours, encore. Nous découvrons le sentiment étrange de la lassitude de la beauté. Entêtement du chaud. Je suis un poisson qu’on a trempé dans la panure et qui attend d’être retourné.


Playlist certifiée Ital (et trollée)

Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur".


Visite au cimetière animalier : sabbat de chattes au paradis

Me voilà partie au Paradis des Animaux avec une foule d'a priori en tête. L'animal de compagnie n'est-il qu'un truc de bonnes femmes grasses du bide qui finissent par mourir seules, bouffées toutes crues par leurs bébêtes ?


Jeune et jolie : Ozon en zone aride

Si la chaleur froide de l'oisive Séverine (Catherine Deneuve) dans Belle de Jour évoquait une fragilité universelle, Isabelle campe une adolescente opiniâtre, partagée entre amour et détestation de soi.


RIP les vacances

La vraie vie est ailleurs. Et à celui qui me demanderait « elle est où alors ? », je répondrais avec sévérité : certainement pas dans ton cul.


La nostalgie du cowboy #7

Depuis que j’ai avorté, c’est une vanne classique. Ça et la gale que j’ai chopée lors d’un voyage sensoriel dans le sud de la France. La magnificence de la médiocrité, un plaisir d’anciens prolos. Vous ne pouvez pas comprendre.


Playlist d’un quart d’heure américain des années 80

"Gros plan sur tes yeux qui me disent je t'aime." Un jour on m'a sorti que je dansais comme Jackie Quartz. Jackie Quartz dans le clip de son tube phare "Mise au point".


Ernest Pignon : Corpus memory

L'artiste, traînant de ruelles en collections permanentes poussiéreuses, s'inspire d'oeuvres classiques dont allégories et symbolismes, entre paganisme et christianisme, ravivent une mémoire collective encrassée.


Martin Widlund : l’entre-deux monde

Il ne s'agit plus que leur décomposition. Un phénomène accéléré par les assauts d'une nature qui, elle-aussi, happe ces bâtisses avec un dédain fascinant. Cependant, quelques onces de vie s'échappent encore de ces carcasses. Elles s'arrachent le reste de leurs entrailles, offrent aux rares contemplateurs de vide une beauté inversée.


La nostalgie du cowboy #6

Le camp est sombre et un panneau précise Beware of snakes, ants, spiders and scorpios. Après tous ces panneaux d’interdiction de stationner, boire, fumer ou respirer, cette douce attention portée à notre résistance vénéneuse va droit au cœur.


Bettina Rheims : Christian punch-lie

Dans la lignée du célèbre Andres Serrano ou de Brigitte Niedermair, Bettina Rheims fait du trash son électrochoc pour pointer du majeur la chrétienté, les genres et l'androgynie. Le trash pour capter votre oeil, une recette simple, vieille comme le monde Jacky. Racoleur, toujours efficace.


La nostalgie du cowboy #5

Nous n’avons pas fait long feu au village du Grand Canyon. Une farandole de français se posait de violentes questions existentielles. Où t’as mis la batterie de l’appareil Thierry ? T’es à contre-jour Michel, on voit pas ta tête ronde contraster avec le bleu du ciel !


Wayne Levin : ballet abyssal

On la croirait sans fond, sans horizon, cette étendue de bleu qui nous colle la pression, nous happe, nous engloutit tout entier. L'immensité donne cette impression insupportable de sombrer dans le vide. Nous sommes cernés, étouffés par l'absence de tout et le silence du rien.


Rebecca Cairns : phantasmagoria

Rebecca Cairns recompose chimères et rêvasseries avec une dose d'irréel, très réelle, qui mettent parfois mal à l'aise. On pense Man Ray, un peu Baron de Meyer ou encore, Sarah Moon, avec ses visages estompés, ses flous glorifiés et ses lumières subtilement malmenées.


Han Han, filou de magazine érotique

Le magazine Han Han donne sa fessée au sexe crado, résolument trop beau, pour qu'on le laisse se faire plumer comme un vulgaire gibier. Emotion, mystère et évocation, ainsi se dessine le destin héroïque de l'érotisme sortant de ses gonds.


J’ai perdu à Qui est-ce ? Normal, je suis une femme

Le jeu de déduction Qui est-ce ? s'avère être une énième annonce prophétique, finement flagrante et pédagogique, de l'inéluctable fatalité de nos programmations sociales.


Nada Elissa : Egyptiennement vôtre

De retour dans son Egypte natale, au Caire, et forte de ses pérégrinations, elle développe son oeil. Nada porte un regard différent sur le duo quotidien/religion : entre paradoxes sociaux et circonstances culturelles. C'est d'abord dans son entourage, en observant sa famille et ses amis, qu'elle relève et mesure le poids du symbole. Le spectre du colifichet rôde en silence, et parfois, il décide de plomber l'ambiance.


Le courrier des lecteurs : A quand les disparus de l’Yonne pour Rock en Seine ?

Vous y avez pensé, à ses parents ? A la peine qu'ils ont ressenti quand ils ont vu qu'ils n'étaient même pas sur l'affiche de Montreux. Que comme avec Jordy ou Macaulay Culkin, on leur avait volé la vedette ?


Les clips du barbecue-rosé

Trop occupé à faire taire la flamme qui lèche de trop près la merguez, pour saucer tout le monde avec la playlist que tu avais savamment composée pour l'apéro ? Cette playlist fera l'affaire coco, tu peux retourner devant le grill, le coeur léger.


Philippe Droguet et Daniel Firman, la dernière chance

Sous une chaleur animale, la rédaction est montée dans le bus direction le MAC, pour découvrir les oeuvres de Philippe Droguet et Daniel Firman.


La nostalgie du cowboy #4

Après quoi Guillaume me dit à quel point le film de Louis Malle My Diner with Andre a bouleversé sa vie. Que nous sommes endormis par le ronron du confort de nos sociétés modernes qui lobotomisent les masses. Que pour se réveiller il faudrait passer par la transe et le froid.


La fièvre gauchiste

Oui je fais l’école buissonnière comme une pimprenelle en couche. J'ai le cul talqué de préjugés ? Le votre est bordé de nouilles. Gonflée à bloc, pleine d'une foi fraîche du siècle dernier, le tome 3 de Bourdieu dans la poche du Lewis, j'avance.


Enfoiré de mammifère solitaire

Je veux voler des pistoles dans ta bourse qui pue la vachette. Me pendre à tes bras et négocier des bonbecs. Des bonbecs que le bras maternel passerait illico au vide-ordure. Des bonbecs qui ont ça de bons qu’ils ont échappé au tribunal des gloutonneries.


L’horizon de Léa

Obstruer l’horizon de Léa est plus coupable que de lui être infidèle. Le sait-elle ? Je voudrais lui dire : pars dès que tu t'embourbes, garde les pieds bien légers, le renouvellement transcende, deviens toutes les femmes que tu veux être.


Parler du Tour de France ? Parler du Tour de France…

A l'évidence, tout le monde aime ça, le Tour de France. Sauf moi. Donc, oui, j'avoue, c'est peut-être moi, au final, qui suis nulle, chiante, rabat-joie et complètement pourrie de l'intérieur. Je devrais peut-être songer à me noyer dans l'absurde un de ces quatre matins, moi aussi, pour survivre avec les voyous.


Gaby la volaille, roman-photo d’une éclosion à la rédaction

Gladice et Gaspard ont le grand plaisir de vous annoncer la naissance de Gaby, le nouveau poussin de la rédaction, qui a vu le jour le 15 juillet à 15h15. Afin de partager cet heureux événement fondamental de la vie, nous avons composé un roman-photo illustrant les différentes étapes de l'éclosion de Gaby.


Gordon Parks : Les nuits noires de Chicago

L'artiste américain, photographe de mode dans le Chicago des années 30, est le premier reporter noir à intégrer l'équipe permanente du magazine Life. Il réalise en Alabama un reportage poignant sur la ségrégation.


Juveniles : L’interview improbable

Votre approche-drague de fans la plus improbable ? Quand les meufs font genre elles te connaissent pas, puis plus tard dans la soirée te sortent des citations de tes interviews ou des paroles de tes chansons qu'elles connaissent par coeur. C'est super flippant, non ?


Les clips de la piscine

On se fait violence chez P.A.S. en composant des playlists estivales (qu'on passera sûrement jamais en condition) tout en rêvant crevettes huilées sur canapé-transat à déguster.


Bert Stern : Le rideau sur l’écran est tombé

Bert Stern attise les jalousies quand en juin 1962, il fait poser pendant 3 jours Marilyn Monroe à poils. Le sourire de Marilyn y est, l'alcool aussi, mais la comédienne ne croit plus en son propre jeu depuis longtemps. Son regard de biche tente encore de crever l'écran mais il reste vide.


Il me doigte avec son pouce, est-ce un like ?

Bah je sais pas moi, allez au ciné, voir le dernier Auteuil, par exemple. Fanny branle Marius sur le linge Vichy et les berlingots de lavande tombent, vous verrez, ça va vous distraire.


Lewis Hine : Child labor in America

Ses clichés ont ce charme de l'ancien indécrottable mais c'est avant tout, le regard hypnotique des visages anonymes qui capte. Qui blesse, presque.


Trente ans sinon rien !

Trente ans, des gommettes dans ma cinémathèque. Un meubler chiadé, c'est pas si mal finalement. Ca veut dire que j'ai du goût. Et puis, certains de mes fantasmes n'ont pas changé. Je rêve toujours d'un plan cul triangulaire dans la grange de mon grand-père.


Stefanie Schneider : Californian fairytale

La Californie jaunie ne fait plus rêver. La photographe montre les songes brisés en mille morceaux d'une Amérique arrivée au bout de sa logique, du Nouveau Continent qui s'essouffle.


La nostalgie du cowboy #3

Il est 17h21, il fait un peu moins chaud. Je le sens malgré la clim. A moins que ce ne soit la lumière déclinante qui me donne cette impression. Je pense aux aisselles humides des cowboys qui doivent sentir le roastbeef.


Le fabuleux naufrage de Superman

Le flou institutionnel fait chez Zack Snyder une entrée historique : la presse et l'armée bossent ensemble, les scientifiques prennent part aux missions militaires, le pentagone agit sans Washington. Et moi je couche avec l'homme araignée depuis trois ans.


Ca ne choque personne que les nains s’habillent dans les rayons enfants ?

Ca ne choque personne qu'on puisse sortir avec son étron à l'air ? Ca ne choque personne le génocide des poussins fluos ?


Cyber missive à JPG

Le désespoir vous gagne t-il au point de ne plus supporter la vie qu'en léopard ? Ou encore, serait-ce la galaxie people qui se crash parce qu'elle s'inocule cette nouvelle drogue venue de Grèce, la SISA, fabriquée à partir d'acide de batterie ?


La nostalgie du cowboy #2

Je pense aux hommes qui trottent clandestinement dans ma tête. No man should rent a place in your mind for free, dit mon amie Sarah Polle. Elle claque toujours ses bonnes phrases entre deux verres de whisky.


La nostalgie du cowboy #1

Donnez-moi dix ans de plus avec ma chère comparse qui a raté le train de la maturité, qu'elle finisse de me transmettre sa folie doucereuse, qu'elle peaufine son héritage, qu'elle lui donne les habits de la légende. Je réclame un sursis auprès de ma couveuse aux barreaux espacés, ma presseuse de fruits frais à l’odeur de patchouli, ma féministe liseuse de Camus.


Ca ne choque personne la fuite des cerveaux écureuils ?

"Des rails de coke sniffés en enfilade, des filles qu'on plaque sur des tables et qu'on baise en les traitant de chiennes parce qu'on les aime bien, des putes et des salopes, des macs et des anciens d'Indochine, des flingues et des couteaux, du racisme, de la misogynie à l'état brut, de la haine, de la bêtise et de la fange à perte de vue..."


Les beaux jours : Du temps, je n’ai que ça

Le film s'amuse délicatement des préjugés sur l'âge sans les condamner : les vieux n'y panent rien à l'informatique, les jeunes au vin. Le temps pour soi des seniors serait un temps pour les autres.


Amber Rose Ortolano : crépuscule de l’idéal

Il y a ce je-ne-sais-quoi de flippant dans les photographies d'Amber Rose Ortolano. C'est ce petit quelque chose un tantinet morbide, bigrement envoûtant qui fait hérisser les poils sans que l'on sache si l'on craint ou si l'on aime.


Dis-moi le goût de ta cornée, je te dirai qui tu es

Sache qu'à l'heure où tu fuyais l'objet de ton désir après un premier baiser pudique, ces cramés de japonais jouissaient déjà sur des orteils mycosés qu'ils se faisaient tourner.


Je me doigte dans les toilettes de train, suis-je prête pour la natation synchronisée ?

Les plus ignares ne verront pas le rapport. Moi qui ai lu assidûment Fifty shades of grey à la lumière de ma frontale, je capte tout à fait votre allusion de femme de lettres un peu seule, Martine.


Lettre à moi-même de quand j’avais 16 ans (en 1997)

Commence pas à l’attendre. Non, surtout pas. Seize ans plus tard, il n’est toujours pas là l’animal. Alors casse-toi de ce quai de gare à destination de l’homme de ta vie. File plutôt réviser ton bac de français, tu vas te taper une taule à l’oral sur J.J. Rousseau et ça ne va pas faire la fierté de ta famille.


Oliver Rath : Savage Berlin

Plus-décalé-tu-meurs, le photographe aux innombrables lubies règle sa focale sur un hédonisme archi assumé qui n’est pas sans nous rappeler le style de Guy Bourdin.


Snooz : Under close surveillance

Toiturophile lyonnais de son état, Valentin Snooz nous fait la courte échelle, sauter de corniche en corniche, nous baisser pour échapper aux caméras, pour terminer avec des (fausses vraies) jumelles entre deux bouches d'aération vrombissantes.


Tadashi Ono : L’after Fukushima

Il y a plus de 2 ans, lové dans un nerf à vif, le Japon se faisait saccager par un séisme, puis par un tsunami qui entraîna à son tour le gros boom de la centrale nucléaire de Fukushima.


« La tentation d’exister » : Ma soirée téléréalité avec Emil Cioran

Ca l'a fané Cioran ces gens qui s'attribuent des destins. Je lui ai conté l'histoire de la vraie bombasse (cf Petit Robert) de la télé-réalité, la dénommée Miette. De quoi faire retourner pour de bon Bourdieu et sa télévision dans le caveau : chaque pas qu'elle fait dans la direction de l'esprit équivaut à une faute envers la vie.


La confusion du blond

Revenir aux idées de l'amour initial,
Oui mais l'ivresse de la débauche ?
Rendre ses clés à l'homme marié
Oui mais le jazz et la campagne ?


Fais voir Frigide si ton slam vaut ton show

Chacun à son poste : papas aux mains moites enfouies dans le velours côtelé, mamans blondes balayées à l'air soucieux, arthriteux main dans la main et marmaille pimpante s'égosillant en dialecte trousse-pète.


Galliano, pèlerinage en Israël

Puissent vos récentes découvertes vous inspirer une collection de rekels en soie, aux brillants Swarovski incrustés, à assortir avec une kippa percée pour faire passer le chignon.


Courrier des lecteurs : Faut-il avoir été acteur porno pour bien crier à Roland Garros ?

Tout à fait Anne, et c'est pas Richard Gasquet (soprano dans Citizen Chienne) qui va vous contre-dire. D'ailleurs si vous enfilez vos lunettes 3D, vous verrez que tous les ramasseurs de balles sont à poil.


Rencontre avec Allah Las, pas bien loin de The Seeds

A Lyon mercredi, les Angelenos de Allah Las ont éclairé l'Epicerie Moderne de leur sunshine pop. Quatre rayons dans la grisaille française, que PAS a retenus à la sortie du concert.


Gatsby le magnifique : Grandeur et décadence

Les critiques criaient au feu. Mais le pompier pyromane australien ne nous a pas refroidis.


«Combien de fois Beyoncé peut-elle changer de tenue ?» PAS enquête à l’Arena de Montpellier

Nous nous sommes donc rendu lundi, soir de Pentecôte, à l’Arena, nouvelle cathédrale du divertissement à Montpellier, pour acclamer notre déesse préférée. Récit.


Ostende doit disparaître : Flou de mémoire

J’ai commencé par photographier des garçons en leur faisant porter la bague. Mais je n’ai pas réussi à l’oublier. Si la fétichisation est un remède, elle n’est pas la solution. Pas assez draconienne face à l’irrésolution. « J’ai appelé, mailé, texté, j’ai plongé dans le vide de l’unilatéral ».


Colin Stetson : Suite et fin d’une trilogie renversante

To See More Light, met un terme à une aventure sonore et narrative débutée en 2008 qui aura permis à Colin Stetson, jusque là cantonné au rôle de « saxophoniste de … », de pleinement s’imposer en tant qu’artiste solo et de livrer une œuvre avant-gardiste exceptionnelle.


Courrier des lecteurs : Doit-on accorder sa profile picture avec la saison ?

Excellente question pour nos amis d'outre-Manche les Community Managers (qui pourraient aussi profiter du printemps pour se laver les aisselles). Alors les gars ? Ca dit quoi ? C'est l'été, on sort les palmiers ? Ca répond pas dans le sas Community Management de PAS.


Ils veulent du pain, qu’on leur donne des pommes noisette

Et arrêtez de voir dans l’affichage de la cellulite de Lena Dunham une revendication plus grande que le mouvement des Civil Rights aux Etats Unis. Ce n’est pas parce que je porte un 2 pièces à l’Ile d’Oléron que c’est la Marche des Beurs. Non, je ne suis pas comme Léa Seydoux, ce n’est pas « difficile pour moi de me regarder ».


Le projet de Mindy

Apres Lena Dunham et Zooey Deschanel, Mindy Kaling vient apporter sa touche espiègle au tableau des femmes barrées des séries télé


Le blues de Louie CK

Louis CK, maître du rire américain encore méconnu en France, vient de finir la saison 3 de sa série autobiographique blasée.


Courrier des lecteurs : Je collectionne des policiers Playmobil et leur parle allemand. Suis-je nazi ?

Ce sont des policiers, mais quel est leur made in, leur numéro de série ? Leur faites-vous écouter du Philippe Katerine quand ils prennent leur bain ?


Jacco Gardner : Cabinet of Curiosities

Jacco fait le même effet que quand on rêvait de rouler des pelles sur du Belle & Sebastian et de prendre la route sur du Jefferson Airplane, guitare en bandoulière


Shannon Wright : Bouche mal embouchée

Dans l'honorable sillage de PJ Harvey ou Patti Smith, Shannon Wright sait nager avec grâce. Sans ne rien lâcher sur la rage et la fougue de ses prédécesseures. La rockeuse de Floride s'est arrêtée au Clacson de Lyon, hier, défendre In Film Sound, dixième effort paru sur le label bordelais Vicous Circle. Récit.


Sénèque, Gérard et la paluche

Le retors Gérard se définissait comme « autodadact », héritier de la pensée soixante-huitarde qui à son sens trouvait davantage son expression dans le porno trash que dans le ciné intello gnangnan de Rohmer.


Nü Sensae fait pousser des poils à Courtney Love

Indice trompeur, le barbu de la pochette ne laisse pas présager la déflagration vocale d’hormones féminines assénées par ce trio de Vancouver…


Courrier des lecteurs : elle peint des animaux, dois-je la rappeler ?

Laissez-vous tenter par la minauderie artistique de Vivianne. Elle peint des animaux que diable, elle ne les calque pas !


On a les icônes qu’on mérite

C'est comme si on voulait que les Platon, les Voltaire et les Sartre fassent des triples vrilles dans leur boîtes en sapin au rythme endiablé du dernier générique à la mode.


Courrier des lecteurs : Est-on sûr que Denver soit le dernier dinosaure ?

Non Lucie, je ne ferais pas de langue de bois avec toi, nous n’en sommes pas certains. Mais console-toi vite, ta génération connait des tee-shirts super swag, pense à ceux qui jouaient aux pogs et tressaient des scoubidous.


A l’affiche : The Place Beyond The Pines, The Sessions, A la merveille

Prouver que la transmission n’échappe pas au déterminisme, fait peut-être le bonheur des étudiants en socio, pas forcément celui des fans de James Gray.


Toni MORRISON : Retour désenchanté en Géorgie

Toni Morrison ne met en avant que ses personnages et leurs émotions. Tout en concision, en limpidité, ce livre offre une vision désillusionnée, désenchantée et malgré tout, profondément poétique de l’Amérique.


« No » de Pablo Larrain : La joie, imbattable

Rien n’est poussif dans cet élan cinématographique vers la joie de l’engagement. L’ironie de Pablo Larrain est palpable dans chaque plan, ringardisé.


Glenn Branca – Lesson n°1 : Ce putain de monde est une totale perte de temps

Supercopter jette, en 1980, les bases de l’esthétique « post-rock » et « industrielle » dans laquelle de nombreux groupes ne tarderont pas à se vautrer, avec plus ou moins de réussite.


« Au bout du conte » : Jaoui, adoucie

La trouvaille scénaristique est de lier le destin des personnages à l'imaginaire des contes de fée. Des contes de fée détournés où le chaperon rouge boit du vin, la princesse est un prince, le méchant loup Benjamin Biolay


L Hebdorado del Movilo #7 : Capsules en décibel(le)s

Mais le loustic londonien s'élance au bal des ombres, sa voix, son jeu de guitare et sa coldwave familière, d'abord timides et empruntés, enflent en rampant comme une peur irraisonnée de mourir.


Courrier des lecteurs : Marcela Iacub est-elle vraiment végétarienne ?

Elle n'est pas végétarienne mais végétariste. Et ne me demandez pas la différence Hector, je vous rappelle que je suis payée 50 balles la pige, alors imaginez un peu ce que je pense des micronutriments.


Il est pénible de regarder les Césars

Tout le monde se fait chier mais tout le monde supporte, parce que tout le monde espère un jour monter remercier ses kids et sa maman, cette merveilleuse génitrice d'un si précieux trésor.


L’Hebdorado del Movido #5 : Les airs fragiles de Tori Tori Bird

L'accroche fait sourire, et rappelle la formule très appréciée des écumeurs de magasins Nature & Découvertes et librairies niou age. Celle qui prône l'écoute du CD relaxant à la lueur d'une lampe saline, le dernier bouquin de Frédéric Lenoir dans une main, le râteau de son jardin zen miniature dans l'autre.


« Quentin devrait aller voir un psy  » : Typologie de ceux qui n’ont pas aimé Django

"En gros pour être gentille, un petit 5/10 parce que c'est un Tarantino et blablabla" (Lily F)


La bromance, c’est tendance ?

PAS : La bromance, c'est tendance à Los Angeles. A Marolles-en-hurepoix, ça s'appelle l'homosexualité clandestine.


L’Hebdorado del Movilo #4 : tachycardies et bleeps

Cette formation phare du rock indé – mais non moins siphonné -, sort un album (The Terror, via Bella Union) le 1er avril, mais ce truc n'y figure pas. Commandé par la marque automobile, Sun Blows Up Today accompagnera le passage du char Hyundai lors du Super Bowl 2013.


Courrier des lecteurs : Que devient Sliimy ?

Sliimy va bien, il suit une cure de désintoxication à Santa Fe et prépare un album avec Mariah Carey. La prod parle d'une sortie de l'album "All I want for Shabat" prévue pour 2014.


Les classements de Mister Jan : Introduction au free listing

Fini le temps où l'on nous jetait sur le pavé médiatique des cailloux de pitié, fini le temps de l'absence de Best of et autres manquements au code du Top 10, les érudits bègues des ateliers du listing n'ont qu'a bien rajuster leurs monocles : People Are Strange vient de recruter Mister Jan (prononcé Yann).


« Le plus difficile c’est de couper les bananes » – Typologie des comportements cyber-culinaires

« Beaucoup, beaucoup, beaucoup trop épais !! Pas assez de lait... »


Le courrier des lecteurs : Qui est le médecin des Femen ?

J'ai passé quelques coups de fil à des experts et j'avoue que leur réponse me laisse perplexe. Apparemment, ce n'est pas possible. Plusieurs vagins de naines ont été mesurés pour les besoins de l'étude. La moyenne du diamètre du vagin de la naine est de 2 cm. Pas moyen pour l'homme moyen de moyenner cet antre. Sale temps donc pour les couples mixtes franco-vietnamiens.


Des fleurs dans les poches

En 2012, au couché du soleil, mon oeil sirotait la liqueur de ses pleurs.
Mon cheveu, terne, chantait les louanges de Dessange.


Allah-Las : Surf music et groove relaxant

Du garage rock qui vit dans un passé au confluent des années 60 et 70, vous auriez des raisons (pourtant non, toujours pas, mais je réexplique pas) de passer votre chemin en laissant ça à des vieux nostalgiques d’une époque dont on ne fera que plagier piteusement les gloires passées.


Wayferer, Koh Lanta et Coppola : ça dégage !

Le Levis coutures tournantes, le parfum Chanel, les séries TV, le streaming, Audiogalaxy, Kazaa, Emule, prendre des cours de chinois, la fascination pour le Japon, Nokia, Tony & Guy, le shit, Scarlett Johansson, Sofia Coppola, Michel Gondry, le yoga, le pilates, les vieilles charrues, les bols, Berlin, Wes Anderson, 50 Cent, la Drum n Bass, le verlan, la tektonik, la Nuit Blanche, ...


Would You Like to Know More ? La dictature des séries au cinéma

A en juger par les chiffres du box office, en 2012, mieux valait être soit producteur d’un film de SF, soit producteur d’une suite à succès, soit les deux. Cette dernière option restant une des plus rentables, n’est-ce pas Mr. Scott ?


Bat For Lashes: The Haunted Man

Sans retouche, ni couleur, la photographie tranche avec l'imaginaire installé par les précédents disques de Bat For Lashes : les pochettes de Fur And Gold (2006) et Two Suns (2009), donnent à l'oeil autant d'énigmatiques tableaux, nantis d'un mysticisme sans frontières et abondant, où la chanteuse pose en sorcière du rêve, en déesse lunaire et sombre.


Les Pop Singles : Sur les traces des Go-Betweens

Dès les premières notes de Hold Your Light et cette guitare faussement enjouée qui vient masquer une mélodie inquiète, l’atavisme des Pop Singles est d’une évidence presque embarrassante : la droite lignée de leur ascendance vient s’échouer sur les cendres encore tièdes des regrettés Go-Betweens (séparés depuis 2006).


Petite Paumée sans histoire

Excusez le dégueuli métaphysique de bon matin, mais il pleut. Quand il flotte, on a le droit de considérer le cosmos, non ? On a même le droit, je crois, de faire des phrases comme ça : il pleut sur ma ville et il pleut sur mon coeur.


Pourquoi le meilleur ami de Bambi s’appelle Pan-pan ?

Est-ce que vous aussi vous êtes terrorisé quand un candidat de motus pioche la boule noire? Kevin, 18 ans, Marseille.
Oui Kevin. Exactement comme je le suis par ton prénom.


The XX : passer du miracle à la désillusion

Alors certes, une reconversion en musique d’ambiance pour accompagner vos ébats amoureux (ceux des humeurs suaves et langoureuses, à proscrire pour tout coït bestial et insoumis) est tout à fait indiquée, mais se faire reléguer dans la catégorie des groupes d’écoute passive reste un déshonneur.


FIAC me if you can!

Je rôde entre les files, je cherche du VIP, une performance artistique, une manif' improvisée, une flashmob,... Quelque chose à raconter quoi. À mon grand damne, la seule (d)ébauche artistique du macadam est réduite à deux types saucissonnés dans de l'adhésif jaune et mauve. Dur.


Tame Impala : Lonerism est un gigantisme

A ce génial producteur, une poignée d'élus doivent, des Flaming Lips à MGMT, le carburant indispensable au lancement spatial de vaisseaux de son. Fridmann est au rock ce que Red Bull est au parachutisme. Un céleste monte-charge.


Peut-on assaisonner son clito de coriandre ?

Parfaitement Richard ! Le clito se mange avec tout (sauf peut-être le piment d'Espelette). Il est bon mariné dans son jus, en sauce curry ou simplement avec du romarin et un peu d'huile d'olive. Les plus gourmands opteront pour une persillades bien hachée et les persiffleurs de persillades tendront la main au citron.


God Bless America : Shooter les beaufs !

Véritable défouloir : God bless America est une comédie jouissive où le corrosif et l’ironie règnent en maître. Qui n’a jamais rêvé de shooter les gros beaufs qui hurlent dans leur téléphone du fond de la salle du cinéma ?


Beak> : Album complexe décomplexé

La musique de Beak> restant surtout caractérisée par une atmosphère glaçante (dans la famille post-punk j’appelle la Coldwave), des boucles hypnotiques entêtantes et des plages instrumentales qui ne sont pas sans rappeler les excellents londoniens de Blackfilm.


The Dark Knives: le second rôle attire

Le délit de faciès n’est donc pas l’apanage des physionomistes de clubs et des contrôles d’identité, les directeurs de casting aussi ont leurs têtes de turcs. Et ce n’est pas William Fichtner qui nous dira le contraire. Bien qu’apparaissant en téméraire directeur de banque s’opposant au Joker dans le deuxième opus de la saga The Dark Knight, cet acteur se retrouve très fréquemment limité à des rôles de militaires ou policiers


Tics en Stock

Passons sur l’agacement provoqué par une telle diarrhée de tics verbaux, accompagnée par force gesticulation, recoiffage de frange et consultation d’iPhone. Le problème ici est que l’on sort de sa phrase comme l’on sort d’un film de Lynch : on n’a rien compris et c’est franchement chiant.


The We and the I

Michel Gondry, qu'on avait un peu perdu sur des projets de commande, revient avec des boules de feu dans les mains.

Son film carbure au rythme trépident d'un bus de quartier. La forme est inédite. Le sujet banal.


Django Django : sortie US

Ne nous égarons pas, quiconque voit un de ses sourcils se dresser à la vue d’un croisement entre une indie pop mâtinée de surf music aux relents de Beach Boys (a les mêmes goûts que la ménagère moyenne et) serait inspiré de jeter une oreille attentive à ce recueil de tubes sans perdre de temps.


Pantoufles de vair

Quoi de plus élégant que l'association subtile du caoutchouc coquille d'oeuf aux imprimés fluos de la vague néo-léopard? Comment résister au cri suave du scratch dont le déchirement lascif sonne comme autant d'appels fauves à la reproduction? Comment continuer de vivre une existence « à plat » lorsque l'on peut courir « debout »?


Cherchez Hortense

Chez Pascal Bonitzer, la mélancolie s'accompagne d'un sourire. Son sixième film, au prétexte simple - pour sauver une jeune immigrée, un cinquantenaire demande une faveur à son père - démêle les oppressants sujets de la filiation, l'infidélité et le manque de courage.


Sur la route, la vraie

Elle croise son équivalent masculin dans son Audi TT noir mat avec jantes chromées, solaires pilote sur le nez, qui déboule de la voie de bus en klaxonnant (le même mec qui t'insulte parce que t'es trop lent au feu rouge). Bluetooth à l'oreille et Rolex au poignet.


Edward Sharpe & The Magnetic Zeros – Here

En 2009, Devendra Banhart abandonnait sa barbe et ses cheveux longs, ainsi que son style néo folk, pour s’orienter vers une musique plus pop. Le leader du mouvement néo folk délaissait son trône...


Beachwood Sparks // The Tarnished Gold // Subpop 2012

A des paysages côtiers s'invitent des airs de prairies. Fermiers dans l'âme et rêvant de plage, les plus tout jeunes gars du groupe font se croiser entre les notes moult visages de Californie.


Ty Segall Band « Slaughterhouse »

Il n'y a pas eu tromperie, l’album est un déluge de hurlements, fuzz, et larsens. Il est d’une efficacité redoutable. Les morceaux, globalement courts, maintiennent une tension permanente. Seul Wave Goodbye, montre un léger ralentissement, car le titre est plus axé rock psyché.


ITW Deputies : « Daft Punk ne doit rien à Jack Lang »

En France, l’exception culturelle a fait beaucoup de mal. Sous prétexte de francophonie, on passe n’importe quelle buse sur les ondes. Il faut arrêter avec ça. Il faut être clair : Daft Punk, Phoenix, Justice, tous ces mecs ne sont pas devenus ce qu’ils sont grâce à Jack Lang et au CNV.


Vis mon V.I.E : chronique d’une expatriation en Syldavie

Les premiers jours, vous rencontrez d’autres « V.I.E » qui travaillent tous dans le même secteur. Au choix la pharmaceutique, l’agro-alimentaire mafieux genre Monsanto, les industriels de l’automobile qui enlèvent les usines françaises pour les mettre dans des pays de pauvres. Tous les secteurs éthiques donc.


Ma nouvelle vie de cas d’espèce

C'était la première fois que je voyais un ostéopathe. Je pensais qu'il allait me toucher trois cervicales avec deux doigts, m'engueuler parce que je dors à plat ventre (c'est plus pratique quand on bave) et me passer de la pommade sur les tempes...


Chiratu Shiota et son labyrinthe de la mémoire

La performance technique impressionne, mais aussi la force d'invention. Chiratu Shiota imagine ses oeuvres in situ. Elle s'est enfermée seule, pendant deux heures, dans cette ancienne usine et a cherché à utiliser l'architecture, le plafond, les trois rangées de piliers comme une structure.


To pink or not to pink?

La séduction c'est un peu comme la pèche à l'hameçon : si tu veux de la fille, faut sortir les arguments. Et l'argument de la saison est tout trouvé : il sera rose! Terminé le règne empirique des filles sur cette couleur acidulée, trop longtemps (injustement) associée aux layettes 1er âge. Le mâle met un terme à des siècles de négociations et s'octroie le droit de porter du rose.


Le Cumshot de trop

On peut voir quotidiennement des femmes simuler un orgasme après avoir bu une boisson gazeuse ou après s’être parfumées, d’autres se présenter en offrande à des hommes pour un gel douche. Dernièrement on a même eu le droit à un cumshot de Skittles.


Hit and Miss : battues, tristes et silencieuses

La dureté de la vie est au coeur de ce huit clos familial où tout le monde étouffe. La série, assez sinistre, se concentre sur ce qu'il peut rester d'humain après le drame. Et le drame s'invite en permanence : décès, viols, meurtres, disparitions, sont autant d'évènements qui nourrissent un lien étroit - de confiance et de peur - entre les personnages.


Le retour fracassant de Fiona Apple

L’album donne le La dès le refrain de la première chanson : I jus want to feel everything. On devine là que l’album va explorer toutes les émotions possibles. Le deuxième titre Daredevil est aussi une très belle illustration de l’album : il commence très simplement, puis la mélodie se complexifie et explose dans une apogée où Fiona Apple lance d’une manière viscérale - à vous en donner des frissons - des  « Look at ! Look at ! Look at ! Look at me !».


Girls : fou ou génie ?

Hanna (Lena Dunham) expérimente l'humiliation consentie, Marnie (Allison Williams) la désillusion de ne pas être une fille modèle, Jessa (Jemima Kirke) combat un nihilisme snob et Shoshana (Zosia Mamet) apprend à être une femme.


Des filles et des tresses

C'est pour vivre ce mythe, que la modeuse 2012 s'inflige la natte. Pour attraper du triton, pour rentabiliser la semaine en demi-pension à l'hôtel des Flots Bleus, pour montrer que même en trikini elle sait rester branchée, connectée à la tribu virtuelle de celles-qui-savent. Les filles à tresses c'est un peu comme une communauté de routier, ça Klaxonne quand ça se croise sur l'A6.


Courrier des lecteurs

Pour commencer, il faut savoir que tout le monde transpire. Même Halle Berry. Certainement moins que toi Aurélie étant donné que tu sues comme une vache mais d'ailleurs, tu permets que je te tutoie ?


La lol-bagouze

En parfaite cohérence avec la tendance actuelle du LOL (lol-cars, lol-cats etc...) incarnée par la sur-bonnasse MIA (« Bad girls »), la lol-bagouze se veut bling-bling second degrés, régressive et/ou militante. Un seul mot d'ordre : on se décoince les filles!


Neil Krug

Neil Krug est un artiste américain basé à Los Angeles, à la fois photographe et directeur de campagne pour groupes de musique (The Chemical Romance, Ratatat, First Aid Kit...).


Esthétique, Rock et Transgression.

A ces débuts le mouvement rock était indissociable d’une certaine contestation, qui revendiquait des émancipations sociales, une contre culture et un non conformisme. C’est cette transgression qui constituait l’attitude du rockeur, il était le symbole d’une certaine liberté. Mais sans ça, le rockeur finit par n’être qu’un stéréotype dont la différence ne repose que sur des critères esthétiques.


Interview Saschienne : Détendons-nous !

La vraie question, c’est en fait : pourquoi PAS Saschienne ?! Le nom relevait pour nous de l’évidence. D’abord parce que c’est à notre ami Superpitcher que nous devons la paternité du nom...


Dilemme au soleil

"Que vais-je faire de mon portefeuille, mes clés et mon portable ? Où vais-je bien pouvoir fourrer tous ces objets indispensables et pourtant si encombrants ? Comment avoir la classe avec tous ces trucs qui agacent ?"


Reignwolf.

En ces temps de crise, après le revival blues/garage rock, mené par des duos (The Black Keys et The Whites Stripes), et si la nouvelle tendance était à l’homme orchestre ?


La tendance Néon

Chaque année on nous sort une nouvelle tendance, sorte d'hologramme fashion, qui fera la Une des magazines, avant de se répandre sur la blogosphère comme la Bonne Parole en Galilée. Et cette fois on nous a bien gâtées, la tendance du moment est de taille : du fluo-stabilo, dit NEON.


Boredom On the Road

La poésie ne se retranscrit pas facilement à l'écran. Mais un bon ingrédient pour communiquer la ferveur d'un texte poétique est le morcellement de l'image. L'image doit remplacer les mots dans la tentative d'expérimentation. Le sentiment profond de révélation à soi que permet la poésie passera par la magie de plans inattendus et dérangeants.


The Brian Jonestown Massacre: Aufheben

Aufheben propose une galaxie multicolore du psychédélisme des années soixante : sitars, voix réverbérées, flutes, bruits d’oiseaux, aboiements de chiens et expérimentations sonores en tous genres. Le premier morceau de l’album donne le ton: Panic in Babylon, un morceau instrumental hypnotique, véritable invitation à entrer en transe.


Jack Kerouac vs. Gerard de Palmas, ou la déception du voyageur contemporain

Tristes tropiques… Je n’irai pas à Bali, ni au Vietnam, ni au Tibet, ni au Mexique. Je ne partirai plus quand le guide du Routard me le recommande, mais quand il ne me le recommande pas. J’irai visiter tous les pays qui se terminent par -Stan et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui me bercent encore de rêveries.


Ou comment je finis musicalement cocu

La promotion autour de l’album ne laissait pas imaginer ce tournant, le clip du premier single était empreint d’une tonalité décalée. Le riff, bien que répétitif était néanmoins efficace et envoutant. Ce clip était un peu là pour rassurer les fans de la première heure.


Donna, reviens

Par contre moi ça va pas fort du tout, après Donna voilà qu’on nous tue Horacio Caine.


L’éthique du spectateur de séries

Face à ce cinéma boutonneux, formaté et aseptisé, n'ayant plus aucune autre éthique que celle de rentrer dans les cases des vendeurs de pop corn, le spectateur n'a, sauf rares exceptions, plus grand chose à attendre.


Riche sur Youtube : 1000 euros par million de vues

Il va falloir de la sueur, des pleurs et du sang, car le buzz c'est avant tout des sacrifices. Et le premier sacrifice que tu dois faire, toi futur millionnaire youtubesque, c'est celui de ta dignité et de ton intelligence.


Jack. Fucking. White.

White is intensely personal on his first solo attempt here, leaving me to question why everyone has regarded him as shrouded in uber-mystique. If anything, his soul seems on blatant, bare exhibit with Blunderbuss. His songs are reminiscent of Francis Bacon paintings: open arms, odd parts bleeding confusingly on the floor, lots of red, white and black of course. White, notorious for his devotion to the number 3 and the colors red, white and black, has introduced a powder blue into his limited rainbow.


L’homme nu

Avec tous ces bons tuyaux, je pense que vous allez facilement pouvoir redorer votre blason en soirées mondaines. Vous n’aurez même plus besoin d’étaler votre culture cinématographique de films pornographiques ou de parler de votre "site lol" pour attirer l’attention. Exit les plateaux repas à regarder des publicités ultra crispantes, place à la vie, la vraie. FAITES PETER LA SAUCISSE COCKTAIL


Les démons castrés de Burton

S'il est possible de marier humour et horreur, il est difficile de faire naître l'étrange à coups de gags. Tim Burton se heurt à ce problème et veut tellement que ses personnages soient amusant qu'il les caricature en bêtes de foire.


What’ll It Take

By Graham Coxon


Le dernier David Lodge

Parce que tu me manques,
Parce qu’Annie Cordy chante Ya kasiti,
Parce que l'espace c'est le néant,


Il faut que j’écrive un papier

Par contre, il faut écrire des trucs que les gens vont aimer, vont kiffer, vont relayer sur leur page facebook à eux, pour montrer aux copains qu’ils lisent des trucs cool. Mais là je ne sais pas. Je manque d'inspiration. Je voudrais crier mon amour pour les chiens (encore) ou pour Leslie Hall, mais ça demanderait l'énergie du « papier » dédié. Je me dis pourquoi pas un article sur les grosses dans la mode.


Le 23 avril d’un lepéniste

Tu rentres chez toi avec des sushis sous le bras,
Tu mates un remake de Robin des bois.
Hier, tu as voté pour l'expulsion immédiate des délinquants étrangers.


La ville du futur s’offre… un H&M

A croire que la création de liens sociaux et solidaires, l’imagination, les échanges, les rencontres et la mixité ne sont pas les valeurs cardinales du quartier urbain de demain. C’est vrai que ce n’est pas l’installation d’un pôle universitaire, d’un centre socioculturel, de salles de spectacles, de bars, de commerces de proximité indépendants ou encore d’un pôle de service à la personne qui auraient pu rendre la Confluence vivante, riche et évolutive.


Colin Stetson – 2008 et 2009 – A New History Of Warfare

Les premières écoutes sont déroutantes, la structure n'est pas apparente, les sonorités très étranges, on est à deux doigts de remettre le dernier Black Keys ou d'aller en décocher une à son voisin de droite, sans raison aucune. C'est long, c'est lancinant, une longue chute vertigineuse de deux heures.
Et puis bon bah, ya pas d'refrain quoi.


Merci coach

J'attendais qu'on éjecte les concurrents par une trappe, qu'on leur flanque une bonne fessée devant le public après une interprétation ratée de Judith Piaf en reaggaeton. Même pas, la nouvelle connerie de la télé française voit rose. En plus de flirter avec une esthétique néo-nazie douteuse, elle prône des valeurs manichéennes rasoirs. Tout le monde voit beau. Tout le monde chante beau. Tout le monde est beau..f.


La génération ¥

Je te loue ma piaule, je te vends ma télé pourrie, je te loue ma caisse, je t’échange mes Rayban, je te loue ma robe Maje, je t’achète une cigarette, je te vends mes miles AF, je te troque mon vernis Chanel, je te forfaite mes 5 min de dispo pour ton déménagement, je te sous-loue mon appart, je te sous-sous-loue mon électricité, bref je te sous-sous tout mon choux.


Ghost


Pourquoi je ne peux pas encadrer Léa Seydoux

Que dit cette réussite triomphale de Mademoiselle Seydoux ? Outre l’aveuglement glamour de la presse, elle dit tout le conservatisme d’un certain petit milieu du cinéma français, ramassis d’aristos désargentés et de petits bourgeois de province...


Esser


Les jours trépidants de Julie Delpy

Julie Delpy situe toujours ses personnages dans un contexte d'entre-deux géographique et temporel. Cette contrainte d'urgence et d'incertitude structure ses scénarios. Dans les inoubliables Before Sunset et Before Sunrise, le flirt des deux amants...


Strindberg ou le théâtre de la cruauté

La cruauté travaille en profondeur ce théâtre où dominent l'échec de la relation entre les êtres, la perversion morale et la fragilité du moi, mais aussi les exigences des pulsions dans leur rapport à l'interdit, l'absolu narcissisme du désir...


Artemisia à Maillol

Après un siècle de maniérisme, elle va s'imposer par une façon de traiter le monde : les mi-corps, l' absence de fond, l'intense réalisme des scènes, les clairs-obscurs, tout cela qui fait penser au Caravage, mais aussi la gestuelle dramatique...


Dissection de la ballerine

Là encore, tout est politique : une fille en ballerine, ni moche ni jolie, me fera invariablement penser à la dépolitisation de tout, à ces éditos fadasses dans les journaux, à ces chroniqueurs autoproclamés impertinents, à ces chanteurs, ces humoristes qui refusent de dire pour qui ils votent sous prétexte qu’ils ne sont pas qualifiés pour ça, alors qu’ils tremblent de perdre une partie de leur public. Tout ça en une paire de chaussures.


Laissez-nous Garrel ! Factum de l’entre-deux âges

Louis Garrel, du temps où j’étais branchée, c’était la douce folie, la perversion gracile, l'intelligence du double langage, l’adrénaline sous contrat. Il soulevait les jupes en un clignement d’œil. Il embrassait voluptueusement Clotilde Hesme. C’était simple, ça nous suffisait.


Narbonne Istanbul Lisbonne

Je brûlerai la salle où sont informatisées les vies ratées. Je jetterai la liste des contaminés de l’insignifiance. Je chevaucherai mon Canadien jusque sur sa planète éphémère. Il me montrera ses plantes rares, ses délices d’ivoire. J’aurai la fièvre antique de la baise nordique. La Jane Fonda de l’espace.


Dissection du sac à main pour hommes

48h parce qu’il est censé suffire pour deux jours. Soit. Donc s’il est censé suffire pour deux jours, il s’agit d’un sac de voyage, bon pour aller en week-end, où vous voulez mais pas à Deauville, trop cliché. Or, le week-end, ce n’est pas la vie de tous les jours, et non, vous n’êtes pas classe avec votre énorme sac tout gros et tout mou. Variante au sac 48h classique : le sac 48h American Apparel qu’on voit encore, parfois, comme si on était en 2007. Idem : laissez-le aux filles, c’est tout, mais vraiment tout sauf classe, viril, gentleman, et non, ce n’est pas comme ça que vous prouverez au monde entier votre part de sensibilité. Lisez plutôt Proust, allez voir Oslo 31 août mais pitié, pas le sac 48h.


Paris sentait l’orage

Un mois après ce que les étudiants constipés appellent furieusement la rentrée des classes, nous l’invitions à faire un travail de groupe chez moi. J’avais sorti le service en porcelaine de ma grand-mère, pour que Claire ait le plaisir de le voir s’y cogner les pattes. Il s'était pointé en retard, étriqué dans des vêtements trop petits, des gâteaux secs en guise d'excuse. Claire l'avait installé précautionneusement dans le fauteuil Empire de mes parents, pour que les contrastes opèrent jusque dans le décor. L'exercice sur les produits dérivés n'étant qu'un prétexte, nous l'évincions rapidement de notre feuille de route pour prier notre invité de livrer ses secrets.


WhoMadeWho


Dissection du chignon-crotte

Certains jours, le chignon-crotte ne me donne pas que des envies de meurtre. Il me donne, paradoxalement, des envies de sexe. Pas de faire l’amour, non, du sexe rapide, consommable, jetable : j’ai envie de prendre la connasse par son extension capillaire, et de lui faire comprendre, comme ça, sans préliminaires, contre le mur d’un immeuble classé monument historique parce que je tiens quand même à respecter son standing, que sa crotte fait d’elle un emballage cadeau qui ne mérite rien de plus.


Black Light : Album de la symétrie parfaite

L’album, publié sur Full Time Hobby (Tunng, Timber Timbre), se situe précisément entre le terminus de l’instantanéité lassante et celui de l’œuvre difficile d’accès. A l’instar de Sufjan Stevens, qui sur The Age Of Adz, édifiait des cathédrales pop entre terre et ciel, avec le tracé de l’architecte et la fibre fantaisiste de l’enfant, Sam Genders signe un disque à la symétrie idéale.


Bourgeoiseries

Je les singe parfois, sur le tabouret au comptoir. Certains me regardent, ils aimeraient s'encanailler ce soir, partir avec la lettrée au bras et cracher sur les castes. Mais ils sont un peu vieux pour ça maintenant, et je perçois dans leurs yeux féroces, un dédain de prince dompté. Ils cherchent la bourgeoise, ils la reniflent dans chaque alcôve, sous chaque lustre, à chaque table. Les petites Chloé, Cécile, Marie, Prune de mon jeune âge, les discrètes rancunières du lycée. Elles ont des mini sacs en cuir qui s'accrochent à leur poignet, elles semblent vouloir s'en débarrasser. Leurs pulls déformés laissent s’échapper une épaule, une peau de bébé, quelques grains de beauté.


Nameless : généreux et dansant

Du premier, les Français ont surtout retenu, pour le présent EP, le post-punk façon The Strokes réintroduit dans le paysage musical à l’orée de la décennie passée ; de la seconde, ils empruntent l’excentricité et le flegme de toute une épopée - de l’indispensable Bowie aux contemporains Klaxons -, la suffisance en moins. A grands renforts de claviers incendiaires et de chœurs exaltés, de six-cordes flamboyantes et de rythmes fougueux, le barnum de Nameless cravache lassitudes, tourments et tracas pour faire la part belle à une frénésie dansante, partagée entre hystérie heureuse et joie maladive… Quelque chose sans nom.


Talk Talk : le sourire de Mark Hollis

Je ne vais pas vous remettre une couche de “c’était mieux avant” - je vous la réserve pour d’autres articles - mais à visionner cette vidéo en boucle on se demande pourquoi aujourd’hui il faut systématiquement une armada de singes synchronisés se déplaçant en suivant les consignes, pardon, la vision du chorégraphe, le tout à grands renforts de seins gélatinés et de ressassés de culs sucés.
Hollis le prouve : rien besoin de plus qu’une caméra, 3 plans, quelques réajustements de bonnet, deux ou trois effets de garde-robe, des musiciens à fond dedans. En un mot : de la simplicité.


Noir Cœur annonce le pacson

Approuvé l’été dernier par le corps blogosphérique, leur single Total Nirvana -couplé d’une vidéo luminescente- explorait le filon sonore d’une sombre nonchalance le disputant à un baléarisme palpitant, entre glo-fi et abstract beat.
On annonçait sur People Are Strange la venue d’un EP en octobre. Retardée - sans doute pour cause de perfectionnisme- la paire catapulte le pactole incessamment sous peu. La nouvelle nous met du baume au cœur


Pokemon, PokeLol ?

Mon premier sert de récipient pour mettre des fleurs, mon second est un homme pauvre et miséreux. Ca y est, tu l’as ? PotGueux. Au passage, lu sur le net : « Ce qui était terrible avec les PotGueux, c’est qu’il y avait d’énormes différences sociales entre les modèles, et une sorte d’échelle de valeur qui en découlait. Un vrai PotGueux sorti d’un sachet acheté chez le marchand de journaux avait beaucoup plus de valeur qu’un PotGueux trouvé dans les céréales ou à Mcdo. »